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éditorial du n° 1667

Le jeudi 5 avril 2012.

Dans les starting-blocks à la course à la présidentielle, ça n’épargne personne : coups de pied et crocs en jambe. Eva Joly est épinglée pour sa position « à côté des exigences sociales », c’est-à-dire de ne pas avoir compris les « attentes des Français : pouvoir d’achat, etc. ». Le locataire de l’Élysée, dans les médias, c’est pas mieux : « Pour Sarkozy, la sécurité plus sexy que le social. » Pour en rajouter, Nicolas Sarkozy « veut pomper les stocks ». En fait, le président-candidat propose, au niveau du carburant, de puiser dans les réserves pour faire baisser le prix de l’essence. Bon, tout ça, c’est des affaires de margoulins et, selon les initiés de la finance, c’est une solution à court terme. Ah, la campagne électorale ! Que de déclarations-annonces ne fait-on pas en son nom ! La candidate de l’extrême droite retrouve ses thèmes fétiches, elle tape sur son clou au sujet de l’insécurité et de l’émigration. Comme on dit dans les chaumières politicardes : « La crise, la guerre, les attentats sont toujours de bons vecteurs dans une campagne ! » Pourtant, en ce moment, l’économie n’est plus au centre des discours des principaux candidats. Rien n’est réglé au niveau économique mais personne n’en cause. La campagne électorale, comme on dit dans les médias, « fait l’économie de la crise ». Et après, des politologues éclairés dissertent sur l’abstentionnisme, l’étudient, le regardent à la loupe et le désignent comme le vecteur dominant de la prochaine élection. Nous, anarchistes, sommes-nous de la même eau ? Pas vraiment, notre refus de nous mêler au jeu démocratique est une autre démarche, politique, autre chose qu’un simple refus de vote. Nous ne croyons pas que changer la direction de l’État aide à établir une autre société. Pour causer d’autre part, posons nos yeux sur la Grande-Bretagne. Souvenez-vous, les émeutes qui ont duré cinq jours du 6 au 10 août 2011. Elles avaient débuté à Tottenham, quartier nord de Londres. Les pouvoirs publics, le Premier ministre David Cameron en tête, pouvaient dénoncer des actes de « pure criminalité », un rapport officiel insiste aujourd’hui sur les fractures d’une société où « 500 000 familles sont laissées pour compte ». Comme quoi… Pourquoi vous dire ça ? En fait, on ne sait jamais…


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