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éditorial du n° 1657

Le jeudi 26 janvier 2012.

Jusqu’ici on pouvait dire que c’était entre gentlemen du mouvement politique… Chaque camp fourbissait ses armes sans se déclarer la guerre pour autant. Depuis quelque temps, tout ça a pris de l’ampleur et ce que quelqu’un avait décrit comme des « boules puantes » commence à dépasser les prévisions. Certes, on n’en est pas encore à dire que le fils du locataire de l’Élysée n’est pas de lui ! Quoique… La presse people fait ce qu’on lui dit de dire, au service du pouvoir actuel et aussi à venir, surtout si c’est le même ! Sinon, comme on pourra toutes et tous le constater, celles et ceux qui lisent les journaux écoutent la radio comme les autres qui se contentent de peu… En fait, en France comme ailleurs, on rebondit toujours sur la figure emblématique d’un couple royal qui assure (bien sûr) sa descendance ! Le reste n’est qu’illusion, les militants et militantes qui postulent à reprendre les rennes de l’État ne font que reproduire les mêmes schémas. Comme disait le « cher Lénine » et d’autres, reprendre les rouages de l’État pour le diriger vers d’autres voies. Comme si cette institution pouvait changer de fonction ! Depuis la première Internationale et le conflit entre Bakounine et Marx le problème avait été posé : prendre les vieilles structures ou faire un nouveau monde ! Dans ce triste débat du XIXe siècle, les données ont un peu changé. Plus que le profit d’une entreprise, c’est la loi du marché qui fut instaurée. Entendez par là « gagner plus en délocalisant ». Certes, le problème de la solidarité internationale se pose, mais le contact, les relations entre les syndicalistes du monde entier sont encore tout juste au niveau de la mer ! « Prolétaires de tous les pays unissez-vous » avait été un mot d’ordre du XIXe siècle mais il semblerait que ce soit aujourd’hui un peu lettre morte. Certes, avant la Commune de Paris, la révolution espagnole et Mai 68, on ne savait pas que ça allait arriver ! Donc, tout est possible si toutefois on a l’espérance au cœur et qu’on s’en donne les moyens. Et pour cela, nous n’avons rien à attendre des élections ou des sommets sociaux que nous savons tous téléguidés d’avance, pour le plus grand bien du patronat.


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