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éditorial du n° 1636

Le jeudi 19 mai 2011.

Pointons du doigt ces injustices perpétrées par les institutions politiques. Ici un ministre appelle à faire travailler des pauvres qu’on n’aide qu’insuffisamment, là une mairie évacue un camp rom suite aux élucubrations de citoyens réactionnaires. Mais il n’y a pas que les détenteurs du pouvoir qui sont à l’œuvre : la prison, par exemple, si oppressante qu’elle pousse au suicide, est l’un de ces lieux où l’on ne peut se défendre, pas même créer une association syndicale de prisonniers visant à améliorer leurs conditions de vie. Plus loin sur le chemin de l’injustice d’État, Cuba nous offre un exemple crasseux de censure, de sabotage et de surveillance des opposants politiques. Ce chemin, il est possible de le prendre, si l’on endosse les idées fangeuses de ceux qui, le 8 mai, marchaient derrière les multiples banderoles extrême-droitistes. Mais on peut aussi s’en écarter, si l’on accepte d’abolir l’édifice institutionnel qu’est l’État en gérant nous-mêmes les affaires publiques. Et il en va de même au sein de ces autres institutions, privées, supposément créatrices de richesses, qu’on nomme entreprises. La fermeture injustifiée d’une usine de composants pour l’automobile en Corée du Sud vient renforcer l’idée selon laquelle partout les salariés sont soumis au bon vouloir de leurs patrons et des actionnaires, les codes du travail se fissurant dans tous les pays. De même donc, la gestion directe des moyens de production par ceux qui les utilisent conduirait à l’effondrement de la structure symbolique qu’est l’entreprise. Anarchistes, nous formulons simplement ce souhait : politique et économique, l’autogestion, vite !


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