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En Algérie aussi, on casse le public

Le jeudi 6 mars 2003.

Après une grève de deux jours contre les privatisations initiée par l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens), et qui a regroupé 93 % de grévistes, Abdelhamid Temmar, ministre de la Participation et de la Promotion de l’investissement, a réuni à Constantine les responsables des treize plus grandes entreprises publiques.

Le choix de la capitale de l’Est obéit à une logique économique : le pôle très industrialisé de Constantine-Annaba représente un réservoir de capitaux à ouvrir, d’autant que sa situation financière est plus qu’inconfortable : à titre d’exemple, le Complexe moteur tracteur (CMT), entreprise publique, détient une ardoise de 18 milliards de dinars pour un chiffre d’affaires de seulement 3,6 milliards. « L’État n’étant plus en mesure d’apporter son concours aux entreprises publiques en difficulté, l’ouverture de leurs capitaux s’impose donc en planche de salut », souligne Temmar. La politique du gouvernement prévoit un plan d’action en trois axes : privatisation avec accompagnement de la Banque mondiale, ouverture et capitalisation des entreprises déficitaires. Le premier volet concernera 42 entreprises, le second 700.

Pour contrer le processus, l’UGTA n’exclut pas de recourir à une grève illimitée.

Pascal, groupe Louise-Michel





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