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Femmes sur tous les fronts

Le jeudi 6 mars 2003.

Femmes présentes sur tous les fronts

Expo de photographies

Du 1er au 19 mars 2003, mairie du 4e arrondissement de Paris, 2, place Baudoyer, ouvert en semaine de 10 heures à 18 h 30, le jeudi 19 h 30 et samedi de 9 h 30 à 12 heures et de 14 heures à 17 heures. Pour rencontrer les photographes, vernissage jeudi 6 mars de 18 h 30 à 21 heures.



Femmes insulaires, 3°30’ au Nord de l’Équateur — Île de Bioko, Guinée équatoriale

Géraldine Langlois

Reportage exclusif sur ces femmes partagées entre ruralité traditionnelle et vie urbaine à l’occidentale favorisée par la découverte récente de pétrole.

Bioko, île volcanique, au sol très fertile et au réseau hydraulique important permettent des cultures diversifiées, que les femmes vendent au marché. Ce lien commercial a permis à celles-ci de sortir de leur autarcie, de prendre des responsabilités et d’accéder à l’éducation changeant peu à peu les mentalités.

La population est composée de groupes bantous (Ndow, Fang et Bubi), différenciés par les différentes tresses, tatouages et dessins sur les tabourets.

Géraldine Langlois nous montrent ces femmes au travail, dans les tâches quotidiennes, à la palabre sur le banc devant la maison… des femmes qui peu à peu prennent leur vies en main. Elle capte des regards patients, courageux parfois dures, mais aussi joyeux, rêveurs et sensibles, comme cette jeune femme déterminée à la machette ou cette rêveuse attablée devant des bouteilles…

Le foulard

Ruth Van der Molen

« Oh ! Foulard… Mystère, douceur, sensibilité et d’une souplesse extraordinaire qui protège la tête des femmes en l’embellissant. » Ruth Van der Molen, photographe et dessinatrice de tissus nous invite à un voyage autour du monde à travers ces superbes portraits de femmes portant foulard, turban, madras ou voile aux couleurs lumineuses.

Ses couleurs, ses motifs ou son nouage signifient l’appartenance à une ethnie, une caste, une classe, une famille, un métier, une classe d’âge ou une situation familiale… Au nom de dogme religieux, on voit aussi le visage des femmes disparaître sous ces épais tissus opaques ou grillagés, symbole de l’oppression de la femme.

Aucune différence

Americo Mariano

« Ce sont des images éparpillées d’une vie sociale, d’une dignité, d’une souffrance, d’un travail, d’un espoir, d’une joie et d’une simplicité et encore plus d’une force intérieure qui permet à toutes ces femmes de vivre, malgré les conditions qui leur sont proposées (imposées). »

De Cuba à New York, en passant par l’Inde ou l’Afrique noire…, du monde rural aux grandes cités, des champs à l’usine, de la cuisine au salon de coiffure, des espaces et rôles traditionnels des femmes aux manifestations dans la rue… Americo Mariano capte avec sensibilité et fraternité les moments du quotidien, la fatique des longues journées de travail, des tâches ménagères et de l’éducation des enfants, le bonheur simple des pauses, le courage des femmes face à l’adversité, les regards pétillants, revendicatifs ou provocants, les rires complices… Ces photographies ne manquent pas d’interroger, de provoquer, d’émouvoir ou de donner à sourire.

Trombinoscope des employées de la mairie du 4e

Danièle Taulin-Hommel et Kim Powell

Danièle Taulin-Hommel et Kim Powell présentent le personnel des cantines et des bureaux. Portraits en noir et blanc et clichés pris sur le vif, de femmes au travail, parlant des plaisirs et des difficultés qu’elles rencontrent dans l’exercice de leur activité.

Sylvie Di Costanzo


Icônes du quotidien, de Géraldine Langlois

« On me demandera le pourquoi de l’image pour présenter cette exposition. Et bien très bien.
« Parce que je parle de la femme.
« Parce que je parle de la vie.
« Parce que je voulais créer un sursaut et que chaque personne qui la reçoit n’y soit indifférent.

« Une image prise de dos, de derrière, comme signe de protestation, de non-conformisme et de renoncement à voir ce que chacun ne veut pas voir.
« Je ne veux pas voir les enfants souffrir,
« Je ne veux pas voir les femmes maltraitées,
« Je ne veux pas voir le commerce des êtres humains ou de leurs organes,
« Je ne veux pas voir l’inégalité grandissante entre les pays dits développés et les pays en voie de développement…
« Et la liste est longue.
Et le plus inacceptable que mes yeux puissent voir, des bombes humaines tuer d’autres vies. »

Photos de femmes des gitanes du Karnataka, des femmes de Cuba, du Nigeria, du Maroc, de Singapour et de Belgique, femmes que la photographe a rencontrées sur son chemin avec qui lui ont fait partager leur angoisse, leur souffrance face aux difficultés du quotidien ou leur bonheur, leur courage, leur énergie, leur capacité à transmettre la vie, ce qu’elles sont et ce qu’elles vivent.

Géraldine Langlois se veut être un témoin qui alerte, laisse un message et attend écho.





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