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Accueil > Archives > 2003 (n° 1301 à 1341) > 1309 (27 févr.-5 mars 2003) > [« L’École émancipée » n’est pas une cour de récré !]

« L’École émancipée » n’est pas une cour de récré !

Le jeudi 27 février 2003.

Ce texte a été écrit avant le résultat du procès de l’École émancipée, que l’on connaît (encadré). Nous le publions parce que nous estimons important de montrer dans le détail comment cette scission — que nous avons toutes raisons de croire assez peu accidentelle — est survenue. Les lecteurs voudront bien excuser certaines difficultés de compréhension, en particulier pour ceux et celles qui ne sont pas familiers du fonctionnement de l’ÉÉ.



Comme tous ceux qui luttent sincèrement, quotidiennement, pour que l’humanité s’émancipe du joug de l’exploitation et de l’aliénation capitalistes, nous savons l’importance de l’unité des salariés dans et pour cette lutte.

Nous savons aussi que cette unité ne devient porteuse d’avenir que lorsqu’elle se réalise sur des positions de rupture avec le système de domination et d’oppression. Et pour arriver à ce résultat, l’unité des courants anticapitalistes est un atout essentiel.

Aussi, quand un groupe, voire une fraction politique, venu de notre camp rompt avec l’orientation et les pratiques du syndicalisme révolutionnaire pour rejoindre le camp des bureaucrates réformistes qui accompagnent la politique des gouvernements bourgeois, c’est profondément désolant.

L’adhésion aux pratiques bureaucratiques se manifeste rapidement et brutalement. C’est ce que nous a appris l’histoire, ce qui a fondé notre tradition antibureaucratique. Ce n’est pas parce que les responsables des coups bas sont d’ex-camarades que nous devrions (nous) laisser faire !

L’avenir de notre revue et de la tendance ÉÉ est aujourd’hui lié au jugement qui sera rendu après l’audience du 18 décembre du tribunal de grande instance de Saint-Malo. On verra que ce sont bien nos ex-camarades qui ont jalonné le terrain pour qu’on ne puisse plus se rencontrer que sur ce plan.

Les ex-camarades de l’ÉÉ qui nous ont contraints à porter l’affaire devant le tribunal si nous ne voulions pas être simplement rayés de la carte, interdits de publication et d’association, ont le culot de prétendre que c’est nous qui les traînons devant les tribunaux. N. Bénies, secrétaire adjoint (ÉÉ-FSU) du SNES de Basse-Normandie (Caen), et par ailleurs directeur de publication d’une contrefaçon de L’ÉÉ, baptisée « nouvelle formule », a versé trois larmes de crocodile pour se plaindre, devant la dernière CA nationale du SNES, que nous l’assignions devant le tribunal le 16 octobre, à la veille de la grande grève du 17 octobre 2002 — grève historique, comme tout le monde s’en est aperçu !

Pour les amis et lecteurs qui ne comprendraient pas comment et pourquoi on en est arrivé là, quelques rappels s’imposent. On verra alors clairement depuis quand nous sommes placés sur le terrain judiciaire, et à l’initiative de qui.

D’abord un coup de main avorté

Sans renvoyer les amis et lecteurs qui n’ont pas lu les n° 8 (mars 2002) et 11 (mai 2002) de la revue École émancipée à la lecture souhaitable des articles qui retracent le déroulement de l’affaire [1], nous rappellerons que le processus a été engagé à l’Assemblée générale annuelle, statutaire, de l’Association des amis de l’ÉÉ [2] du 15 juillet 2001, qui s’est tenue à La Mailleraye-sur-Seine.

Lors de cette AG, deux conceptions de la revue L’École émancipée — et, par-delà, évidemment de la tendance syndicale — se sont opposées. Les dirigeants du réseau ÉÉ-FSU voulaient en finir avec une revue de tribune libre, qui n’épargnait guère — et n’épargne toujours pas — la direction réformiste de la FSU, une revue témoignant des divergences profondes existant dans la tendance syndicale : ils proposaient d’instituer « une ligne éditoriale », pour notre revue, ligne fixée par un « comité de rédaction ». Tout le contenu des revues devait être placé sous le contrôle des élus nationaux ÉÉ-FSU [3].

Une proposition de Castaing synthétisait ce projet. Elle proposait de faire passer le directeur-gérant — que j’étais et que je suis encore — et la commission revue de L’ÉÉ, revue de tribune libre sous le contrôle d’un cogérant, en l’occurrence N. Bénies. Cette proposition a recueilli 37 voix sur les 121 présents à l’AG, les deux tiers des votes exprimés repoussant cette proposition liberticide [4].

Des militants soucieux du respect de la démocratie de l’ÉÉ et de l’association auraient essayé d’être majoritaires lors de l’AG suivante. S’étonnera-t-on que ce n’ait pas été le cas ?

Alors qu’ils avaient voulu ameuter les troupes en appelant au covoiturage depuis Paris pour participer à l’AG statutaire [5] — ils avaient pour la plupart décidé de boycotter la semaine de l’ÉÉ —, les partisans d’une normalisation de la revue se sont donc retrouvés nettement minoritaires à cette AG, comme lors des AG précédentes des Amis de l’ÉÉ. Ils savaient pertinemment qu’il y avait de grandes chances qu’ils le soient encore lors de l’AG de 2002…

Ils ont alors décidé de « passer en force », coûte que coûte… quelles qu’en soient les conséquences pour L’ÉÉ. Il leur fallait pour cela une équipe responsable à leur botte.

Les scissionnistes au mépris des statuts

Lors du collège[Le collège de l’ÉÉ réunit les délégués des groupes départementaux, l’équipe responsable, l’équipe revue et les élus nationaux de l’ÉÉ dans les syndicats.]] des 24 et 25 novembre 2001, conformément aux statuts de l’association et au règlement intérieur de la tendance, les représentants des groupes départementaux devaient se prononcer sur la proposition d’équipe responsable constituée de militants de la région PACA, ER présentée lors de l’assemblée générale de juillet.

Comme cette ER n’était pas conforme aux vœux des dirigeants du réseau ÉÉ-FSU, ceux-ci ont cherché des subterfuges avant de passer au coup de force. Ils ont d’abord sorti de leur chapeau un candidat responsable national, S. Marin, celui-là même qui, après avoir été pressenti pour constituer une ER Jura-Doubs au printemps 2001 avait fait savoir par courrier qu’il y renonçait à l’AG de juillet 2001.

Ils ont accompagné cette annonce d’un projet d’équipe totalement impraticable, ubuesque : composée d’abord d’élus parisiens dans les instances nationales — élus depuis la création de la FSU, et déjà membres de l’Équipe responsable de 1996 à 1999 ! — et de militants qu’on serait allé chercher dans la région Paca. Cette ER se serait réunie… à Paris, avec ceux qui pouvaient être présents. Quand on sait qu’une ER se réunit plus d’une fois par semaine, on comprend que cette proposition revenait à concentrer un peu plus le pouvoir de décision dans les mains de quelques élus parisiens, inamovibles et autoreconduits dans leurs fonctions [6]. À l’ÉÉ, on prône, on organise, on pratique la rotation des mandats. Pas à l’ÉÉ-FSU, manifestement.

Ces objections qui constituaient pour chacun un obstacle rédhibitoire n’ont pas arrêté les promoteurs de cette annonce fumeuse… destinée à cacher un projet bureaucratique bien réel de dénaturation de l’École émancipée.

Mais ce projet ne recueillait pas l’assentiment de la majorité des GD [7] réels — au regard du règlement intérieur de l’ÉÉ — présents à ce Collège.

Alors, les partisans de la normalisation — l’ancien responsable national J.-F. Quantin en tête — ont refusé de procéder à la vérification de la recevabilité des votes des GD. Ils ont alors prétexté une « coutume » de l’ÉÉ !

Ils ont sans doute voulu alors appliquer l’adage de triste mémoire : « plus le mensonge est gros, plus il y a de chances qu’on y croie… »

On vote en effet très rarement dans les collèges de l’ÉÉ, dont le principe de fonctionnement est la recherche du consensus. Les votes ne sont guère intervenus que dans les périodes de crise.

On n’avait pas voté en collège pour désigner une équipe responsable depuis… 1966, quand le GD de la Seine, porté par toute la fraction lambertiste dans l’ÉÉ, avait évincé la Manche (avec Didier Anger) comme ER. Bossut, un des piliers de l’OCI chez les instits, était alors devenu responsable national.

Mais pour des votes de cette importance, comme pour les votes en Assemblée générale statutaire, on vérifie la recevabilité des mandats !

Huit représentants de GD (statutairement recevables) présents le 25 novembre 2001 ont accepté de suivre le coup de force… Les autres ont poursuivi le collège selon les règles de l’ÉÉ et dix groupes ont désigné, conformément aux statuts et au règlement intérieur, une équipe responsable autour de Gérard Faure, composée de militants de la région PACA[Plusieurs GD ne se sont pas prononcés (ainsi Paris, la Loire-Atlantique, le « 06-83 »), soit parce qu’ils étaient partagés comme le premier, soit parce qu’ils voulaient marquer ainsi leur refus de la situation de scission de l’ÉÉ.]].

Coup tordu prémédité

De leur côté, les scissionnistes, artisans du coup de force, ont désigné S. Marin et un groupe d’élus parisiens. L’ancienne équipe responsable a confisqué les finances de la tendance — plus d’une centaine de milliers de francs — au profit de l’équipe Marin.

Dès le lendemain de leur coup de force, cette équipe a voulu parfaire son forfait en le faisant disparaître de la vue de tous : elle demandait par courrier recommandé avec accusé de réception à Colette Mallet de lui communiquer le fichier des abonnés à jour pour pouvoir procéder aux vérifications… qu’elle avait farouchement refusées au collège du 25 novembre ! Il aurait suffi de faire disparaître les preuves de la tricherie en tripatouillant le fichier des cotisants…

Ainsi, à partir de décembre 2001, Colette Mallet et moi-même avons reçu une bonne dizaine de courriers recommandés avec accusé de réception : pour notre part, nous n’en avons envoyé aucun, nous situant exclusivement sur le terrain du débat d’idées, le terrain syndical.

L’envoi systématique de tels courriers prouve que la judiciarisation de notre conflit était préparée, voulue par la fraction qui dirige l’ÉÉ-FSU depuis le début.

De même, la création dès décembre 2001 d’un « compte bloqué » pour détourner les abonnements à L’ÉÉ était déjà une manœuvre qui ne pouvait qu’entériner la scission.

Avec nos sous

Quel objectif pour le coup de force de l’équipe Marin le 25 novembre ? Celui de détourner une des dispositions des statuts de l’association qui prévoit que puisse se tenir une AG extraordinaire : les cas prévus concernent uniquement la modification des statuts, et la dissolution de l’association…

Après avoir grossièrement bafoué les statuts, les dirigeants du réseau ÉÉ-FSU ont voulu faire semblant de rester dans la légalité de la tendance.

Selon les statuts des Amis de l’ÉÉ, une AG doit être convoquée par un collège. Après le coup de force, le groupe Marin se retrouvait en janvier avec ses seuls partisans et il décidait de convoquer… pour le 22 mars 2002, un stage ÉÉ-FSU, et pour le 23, une AG de l’association, le tout sur le temps de travail, avec autorisation d’absence syndicale FSU — ce qui excluait les membres de l’École émancipée non membres de la FSU ; c’est la réalité même de l’ÉÉ, réalité intersyndicale, qui se trouvait ainsi remise en cause — et promesse de remboursement de tous les frais…

L’important pour eux était de réunir une assemblée générale dans des conditions telles qu’elles leur permettraient d’exclure les participants habituels aux AG et de faire apparaître, pour l’occasion, une flopée de nouveaux adhérents acquis à leur cause. Ainsi, près de la moitié des participants déclarés à cette pseudo-AG du 23 mars n’avaient jamais été adhérents de l’association des Amis de l’ÉÉ ; moins de 30 étaient réabonnés à la revue pour l’année en cours [8].

Le BI du groupe Marin de septembre 2002 nous apprend qu’à l’occasion de la pseudo-AG du 23 mars, ce groupe a dépensé plus de 6 250 euros pour des remboursements. Jusqu’à ce jour, pas une AG de l’ÉÉ n’avait coûté un centime à la tendance [9].

Je rappelle juste que cette AG était seulement destinée à désigner un nouveau directeur-gérant de L’ÉÉ, pour pouvoir modifier la nature de notre revue. Cela fut fait en la personne de N. Bénies. Le trésorier élu à cette occasion, Banliat (Rhône), n’était plus abonné à L’ÉÉ depuis 1999, et donc plus adhérent de l’association au moins depuis cette date.

Le véritable objectif, lié à ces désignations et, surtout, à la déclaration « en préfecture » qui suivit, était de rendre notre publication illégale.

En attendant, qui fait vivre l’École émancipée ?

Mais la pseudo AG du 23 mars était du mauvais Canada Dry : elle n’avait même pas l’allure d’une vraie, et les services de la préfecture du Calvados auprès de qui le procès-verbal fut déposé recala deux fois la copie ! C’est pourquoi les organisateurs de ce mauvais coup ont fait mine de réunir une AG lors du « collège » de leur groupe, le dimanche 26 mai, entre 11 heures et midi. En catimini. Pas vu, pas pris ? Ils étaient alors une quinzaine, et on serait bien en peine si l’on cherchait quelles conditions statutaires ont été respectées pour cette AG croupion : aucune ! C’est pourtant cette « AG » qui a permis le dépôt de la fausse déclaration de changement de domiciliation de l’association — chez N. Bénies, à Caen — la déclaration truquée d’un nouveau bureau de l’association, avec S. Marin dans le rôle de président.

Tout a dès lors été mis en œuvre pour que nous soit retiré le droit au tarif de presse [10] (le routage 206), notre numéro de CPPAP [11], tout ce qui nous permettait de paraître.

La préfecture refusait toute déclaration de notre part, nous renvoyant devant un tribunal pour faire entendre notre point de vue. Si nous ne le faisions pas, le coup de force était légalisé et devenait incontestable. Voilà pourquoi, enfin, au mois de juin 2002, nous avons contacté un avocat et lui avons demandé d’organiser juridiquement notre défense.

L’audience sur le fond de l’affaire devait se tenir le mercredi 16 octobre : l’avocat parisien de nos adversaires a fait parvenir ses conclusions au nôtre le lundi pour le mercredi, alors qu’il avait les nôtres depuis juillet ! Cet avocat a alors téléphoné au nôtre pour lui demander s’il ne comptait pas demander le renvoi, pour pouvoir répondre. Audience renvoyée au 6 novembre. Même petit jeu avec la réplique à nos réponses : elle est arrivée à la veille de l’audience. Comme cette dernière mouture de l’argumentation prétend me dénier toute qualité pour contester leur coup de force (« l’exception d’irrecevabilité »), notre avocat a dû préparer une réfutation rédigée et conséquente à ce tour de passe-passe. Et l’audience a été renvoyée — mais c’est la dernière fois — au 18 décembre !

Pendant ce temps, l’incertitude demeure, nous sommes toujours contraints de mettre sous enveloppe notre revue (la mise sous film transparent nous coûterait plus cher encore). Le trouble semé est conforme au souhait de nos adversaires : l’existence de la revue L’École émancipée est le cadet de leurs soucis. Ils souhaitent seulement que nous ne puissions plus la publier !

En attendant, personne ne pourra nous empêcher de constater que le groupe « ÉÉ-FSU » a rompu avec la périodicité de la revue (12 numéros par an au moins !), qu’il en a terminé avec l’organisation de la semaine de l’ÉÉ, qu’il ne tiendra plus d’AG annuelle à l’occasion de cette semaine, ce qui se fait seulement depuis 1958. En matière « d’usages », de « traditions » de l’ÉÉ, la direction du réseau ÉÉ-FSU a la mémoire totalement défaillante. Elle essaie seulement d’en inventer [12], sur mesure, qui seraient censées cautionner ses mauvais coups.

Pour notre part, malgré le temps que nous fait perdre le procès que nous subissons comme une lourde contrainte, nous continuerons à faire connaître l’orientation et les pratiques de l’École émancipée. Et nous continuons à publier cette revue — unique en son genre — ce qui est aussi une des façons de faire vivre l’École émancipée.

Jean-François Pelé et l’équipe de la revue


Coup de force réussi ?

Le jugement rendu par le TGI de Saint-Malo donne raison au groupe de l’ÉÉ-FSU animé par la direction du secteur enseignant de la LCR. Il suffirait donc de bourrer une salle et de refuser la vérification des mandats pour s’emparer légalement d’une association et d’une revue centenaire, véritable tribune de libre expression ! Parce qu’une telle jurisprudence peut valoir à toute association de se retrouver privée de sa légitimité par des méthodes analogues, parce qu’ils ne peuvent accepter que l’École émancipée soit ainsi dénaturée, les militants de l’ÉÉ font appel de ce jugement qui légalise l’opération « main basse sur l’École émancipée ». Les camarades de l’École émancipée en appellent au soutien militant, qui passe aussi par la dénonciation dans tous les espaces syndicaux et associatifs de pratiques qui ne font pas honneur à leurs auteurs.

Jean-François Pelé

Contacts : jfpele@aol.com, gerard.M.Faure@wanadoo.fr
G. Faure, responsable national de la tendance École émancipée, 12, avenue Saint-Just, 13004 Marseille ; Tél. : 04 91 85 56 45


[1Nous noterons que nos ex-camarades et aujourd’hui adversaires ne se sont pas risqués à faire l’historique de notre conflit. Ils se sont contentés des invectives, des mensonges éhontés, des attaques ad hominem. On a les moyens qu’on peut.

[2L’objet de cette association, distincte de la tendance syndicale, est la publication de la revue L’École émancipée, revue syndicale et pédagogique paraissant depuis 1910.

[3Le contenu de la « nouvelle formule » — couleur rose-lie-de-vin — donne une assez bonne image de ce qu’ils entendaient imposer à toute l’ÉÉ. Le « comité de rédaction » homogène, et ses écrits de commande, en est une autre illustration.

[4Le compte rendu de l’AG établi par l’ER.57-54 (Quantin) elle-même, ER sur les positions de Castaing, prouve que ce sont là des faits indiscutables.

[5Opération dite « taxis de la Seine »

[6On trouve effectivement aujourd’hui, dans ce groupe scissionniste qui constitue l’« ER ÉÉ-FSU », les indéboulonnables Malifaud et Migneau, entre autres.

[7Pour qu’un GD ait droit de vote au collège, il faut qu’il compte au moins cinq adhérents. La qualité d’adhérent s’acquiert par la participation à un groupe départemental, l’acquittement d’une cotisation nationale (et départementale) et l’abonnement à la revue.

[8Les amis de l’ÉÉ qui ne sont pas membres d’un syndicat de la FSU et qui — nombreux — travaillent le samedi étaient de toute façon exclus de cette AG, laquelle était donc réunie au mépris du dernier texte de consensus adopté lors de l’AG de 1997, dit « Texte de La Mailleraye ».

[9C’est même exactement le contraire : les AG sont l’occasion de rentrée de fonds pour la tendance et l’association !

[10La Poste, après avoir agi avec une totale imprudence et désinvolture en « routant » le n° 10 de la « nouvelle formule », prétend se tenir sur une ligne de « neutralité » : elle n’accorde le routage 206 ni à l’ÉÉ, ni à la « nouvelle formule » tant que le jugement n’est pas prononcé.

[11Sur ce point, nos adversaires ont manqué leur coup. C’est eux qui se sont vu attribuer un nouveau numéro de CPPAP : ils ne sont donc pas la continuation de L’ÉÉ, revue syndicale et pédagogique paraissant depuis 1910, dont le n° de CPPAP est le 67 760 !

[12cf. supra, ce qui concerne les votes.





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