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Urgent

gouvernement cherche boucs émissaires
Le jeudi 13 mars 1997.

Cinq millions de chômeurs, un million de mal-logés, de sans abris. Les licenciements, la pauvreté, la misère… Qui est responsable ? le gouvernement, les patrons et non les immigrés comme certains veulent nous le faire croire.

Depuis 1974, année du premier choc pétrolier, face à la montée du chômage et à la crise sociale tous les gouvernements successifs ont échoué. Incapables de résoudre la situation misérable de millions de personnes, ils ont tous essayé de masquer leurs responsabilités en désignant un bouc émissaire : les immigrés.

Plus la crise s’étend, plus les mesures de régression sociale s’aggravent… plus les gouvernements sont pris d’une frénésie anti-immigrés et plus les nouvelles mesures sécuritaires sont obligées d’aller loin afin de " marquer " les esprits.

Début de la crise : on arrête l’immigration " officielle ", les patrons — eux — continuent d’organiser les filières pseudo-clandestines.

Dans les années 80, Pasqua et Cresson inventent les camps de rétention et les charters pas chers : les immigrés deviennent indésirables, " on " les renvoie.

Les Lois Pasqua vont exclure de la " citoyenneté républicaine " des dizaines de milliers d’enfants, elles basculent dans la clandestinité des milliers de familles que les industriels ont été cherchés. On interdit le regroupement familial. On contrôle les études des étudiants étrangers par les préfets et non plus par des enseignants.

Avant-dernier stade avant l’élimination physique, le pouvoir marginalise et criminalise les sans-papiers. Exemples : En 1995, à Paris, une femme fait 5 mois de prison parce qu’elle venait inscrire son enfant à la maternelle (grâce à des lois édictées par Pétain en 1942), elle fut dénoncée par la Mairie du 18e. Une autre, en Bretagne, est condamnée parce qu’elle a hébergé pendant deux ans… son mari.

Moins Ils agissent contre le chômage, plus ils votent des lois contre les immigrés :

Aujourd’hui sous la pression de la rue la gauche s’agite, gesticule de nouveau, elle accuse les lois Pasqua et dénonce le projet Debré. Mais qu’a-t-elle fait quand elle était au pouvoir ? Rien, A aucun moment elle n’a remis en cause les lois qu’elle disait iniques, Pire elle est a utilisé. Que l’on soit au gouvernement ou dans l’opposition, pour combattre les idées et la politique du Front National, il ne faut pas diffuser ses idées, il ne faut pas appliquer ses propositions. C’est la misère, la pauvreté qui engraissent le racisme et les partis qui en vivent. Nous devons dénoncer les racines de cette gangrène (le capitalisme) par des actes s’ouvrant sur plus d’égalité sociale, plus de liberté individuelle, plus de solidarité.

C’est la politique de licenciements, de recul social qu’il faut combattre, pas ses victimes : les chômeurs, les sans abris, les jeunes, hommes ou femmes qu’ils soient français ou immigrés.

Pour supprimer définitivement la misère, l’exploitation… c’est la société qu’il faut changer !

Wally


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