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Les Forums, les débats, discussions

novembre 2003.

Nous refusons que les débats se limitent à une prise de parole d’experts — auto désignés — de la « tribune » délivrant la vérité. Quand nous proposons des « débats », nous voulons dire que nous serons très attentifs à ce que chacune et chacun puisse s’exprimer, nous invitons donc, les participant-e-s à prendre la parole. Nous pensons aussi que le terme « débats » implique la présentation d’expériences différentes et l’acceptation de toutes et tous d’entendre des opinions parfois divergentes,

Du vendredi 14 au dimanche 16 à Saint-Ouen, nous avons réservé une salle aux débats libres. Sa gestion se fera sur place en fonction des demandes faites par les participants au FSL.



Mardi 11 novembre

Terres et libertés — Rencontres de solidarité internationale, à Ménilmontant, avec les peuples amérindiens et berbères. Intervenants : Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, Comité de solidarité avec les indien des Amériques, Tamazgha.

14 h 00 : Espace Louise-Michel : 42, rue des Cascades, Paris 20e, débats et exposition. 15 h 00 : Studio de l’Ermitage, 8, rue de l’Ermitage, Paris 20e débats. 20 h 00 : bal zapatiste, Studio de l’Ermitage

Anarchistes en 2003 ! 20 h 00 : Ce que veulent les anarchistes. Débat au Forum Léo-Ferré, 11, rue Barbès à Ivry (M° Pierre-Curie).

Mercredi 12 novembre

Dans le cadre de la journée « droit des femmes ». 20 h 00 : Sexisme, homophobie, lesbophobie, biphobie, transphobie, quelles luttes aujourd’hui ? 92, rue d’Aubervilliers, Paris 19e (M° Stalingrad ou Riquet)

Jeudi 13 novembre

Débat sur les luttes du printemps-été 2003, bilan et perspectives, quelle place pour le syndicalisme de lutte de classe et l’anarchosyndicalisme ? 20 h 00 : 33, rue des Vignoles, Paris 20e. (M° Avron ou Buzenval)

Vendredi 14 novembre

Saint-Ouen, 27, rue Godillot

14 h 00 quatre débats en parallèle

Criminalisation de la misère et apartheid social.
Depuis la crise des années soixante-dix se met en place un nouvel ordre mondial qui a vu son accélération à la suite de la chute du mur de Berlin et de la guerre du Golfe. Mondialisation, développement séparé ou apartheid social, différencialisme deviennent les vecteurs dominants de cette évolution du capitalisme ; évolution qui induit une nouvelle période dans l’histoire du capitalisme.

« Quand ils cassent une usine, ils construisent une prison. Dès qu’ils ferment un hôpital, un bureau de poste, une école, ils ouvrent un commissariat ». Moins les gouvernements sont capables de résoudre les problèmes sociaux et la montée de la misère, plus ils ont besoin de bouc-émissaires, plus ils votent des lois liberticides.

Tchétchénie, Irak, Afghanistan, Palestine, Côte d’Ivoire : guerres, impérialisme et recolonisation du monde.
Afghanistan, Irak, Tchétchénie, Afrique, Palestine… Les grandes puissances ont de plus en plus recours à la guerre pour s’approprier les richesses de la planète. Pour la France, comme pour les autres puissances impérialistes, la raison d’État prévaut sur les droits des peuples. Quelles mobilisations, quels mouvements construire pour stopper les guerres, empêcher la recolonisation du monde et construire une alternative au capitalisme et à l’impérialisme ?

Liberté de circulation et d’installation, la lutte des sans-papiers : avec le 9e collectif.

Médias sans pub, sans Dieu, sans maître, les expériences alternatives, avec Radio libertaire, Samizdat, Calle Lune, CQFD, Indymédia, Zaléa télé, etc.

18 h 00 trois débats en parallèle

Pour un antipatriarcat révolutionnaire.

À quoi servent les services publics ?
À garantir l’égalité sociale de tous les citoyen-e-s dans le domaine du logement, des transports, de la santé, de l’éducation, de la culture, etc. Ils sont facteurs d’entraide et de redistribution égalitaire des richesses. Depuis quelques années, la privatisation des services publics est un fait : EDF, la SNCF, la Poste, se comportent déjà comme des multinationales. Avec des opérations comme le Téléthon, « les pièces jaunes », les gouvernements remplacent l’égalité d’accès par la charité. Les anarchistes veulent développer les services publics égalitaires. Gérés directement par les salariés, les usagers, ils permettront aux citoyen(e)s d’être enfin maître de son avenir. Pouvons-nous concevoir un service public égalitaire, libertaire et gratuit sans État ?

Espace autonome et changement social.
Qu’est-ce qu’un espace autonome ? Un lieu autogéré à la dimension tant sociale que géographique, oú se présente l’opportunité de mettre en pratique quelques alternatives positives à l’hégémonie de l’État ou du marché. Au cours de ce débat nous examinerons quelques unes des diverses formes que ces espaces peuvent prendre et la réflexion sur notre dépendance à l’égard de la société de consommation à laquelle ils nous invitent. Nous discuterons également de la pertinence de leur action dans un contexte local, de l’efficacité de leur engagement dans le sens d’un changement social. Nous verrons également comment optimiser la communication et la coordination entre ces différents espaces. Ce débat est proposé par deux espaces autonomes installés dans l’État espagnol : Escanda en Asturies et Can Masdeu à Barcelone.

20 h 00 : Meeting du FSL et surprises musicales avec la Chorale FMI

Samedi 15 novembre

à Saint-Ouen

9 h 00 : trois débats en parallèle,

début des projections vidéo (voir page suivante) et ouverture du salon du livre.

Environnement et productivisme.
Le capitalisme tente de faire croire qu’il est en mesure de maîtriser la situation, de résoudre les problèmes écologiques qui se posent chaque jour de manière de plus en plus évidente. La seule question pertinente aujourd’hui est donc la suivante : la résolution des problèmes écologiques peut-elle, oui ou non, s’effectuer dans le cadre existant du système capitaliste ?

Contre-sommet du G8 à Annemasse.
Retour sur la mobilisation anti-capitaliste (ClaaacG8) et sur l’expérience autogestionnaire du village autogéré (Vaaag). Quel bilan et quelles perspectives pour le mouvement libertaire ?

Autonomie et résistance des peuples indigènes au Mexique.
- Avec le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte.

Samedi, 13 h 00 manifestation du FSL rendez-vous place des Fêtes.

Samedi 20 h 00, trois débats en parallèle

L’éducation populaire
Comment mettre en place des pratiques et des projets œuvrant à l’éducation égalitaire pour tous. Échanges autours des expériences autogestionnaires, libertaires en France, Italie, Pologne, Allemagne et en Afrique. Quelle alternative au libéralisme en matière d’éducation, d’éducation populaire dans le cadre de l’école, dans nos quartiers, etc. Avec des participants de l’Icem (pédagogie Freinet), de l’École émancipée.

La place du travail dans la société.
« La dignité humaine n’est pas dans le travail salarié, parce que la dignité ne peut s’accommoder ni de l’exploitation, ni de l’exécution de tâches ineptes, et pas davantage de la soumission à une hiérarchie… »

Comment lutter contre la marchandisation de la culture ?
« Avant de demander ce que coûtent les choses, demandons-nous d’abord ce qu’elles sont. » Sénèque. Avec des libraires, des intermittents.

Dimanche 16 novembre

À Saint-Ouen

9 h 00, trois débats en parallèle

Pratiques libertaires et luttes sociales.
Faire grève c’est empêcher le système, son entreprise, son service de fonctionner, c’est toucher le portefeuille de nos patrons et du gouvernement. C’est aussi les remettre à fonctionner pour notre compte : salariés, usagers, citoyens. Alors comment passer de la journée d’action à la grève générale et à la grève autogestionnaire ? Plusieurs acteurs et actrices de l’année sociale seront présent-e-s pour introduire ce sujet. Libertaires, impliqués dans des expériences récentes de démocratie et d’action directe, mais d’appartenances syndicales différentes, ils présenteront plusieurs problématiques posées par les mouvement sociaux. À savoir : Intérêts des assemblées générales, collectifs, et coordinations à caractère interprofessionnels qui ont vus le jour dans les derniers conflits sociaux. Ces organes sont ils les prémices de contres-pouvoirs durables ? Pratiques libertaires réalisées au sein d’un Comité de grève des enseignants. Les luttes sociales et le projet politique. Les idées portées par les derniers mouvements sociaux (l’idée de grève générale ; l’idée de partage de richesses ; l’idée « c’est la rue qui gouverne ») n’ont pas besoin de débouchés politiciens dans le cadre actuel des institutions étatiques et gouvernementales. La démocratie directe : non seulement une pratique qui est un moyen pour lutter mais également un des buts du projet social libertaire. Comment articuler la lutte pour la défense des acquis sociaux (sécurité sociale, retraites…) et le projet économique et social libertaire ?

Extrême droite et populisme en Europe.
Un peu partout en Europe, l’extrême droite gagne du terrain et s’impose comme un élément majeur de la vie politique, principalement à l’échelle nationale, mais aussi au niveau européen. Qu’elle soit, comme en France, en Grande-Bretagne ou en Italie, l’héritière d’une tradition ou bien, comme dans les pays scandinaves ou en Allemagne, une émanation autoritaire, populiste et raciste des courants les plus à droite du paysage politique, l’extrême droite moderne, à la différence du fascisme, se caractérise par sa parfaite intégration à la fois dans la démocratie représentative et dans la société capitaliste jusque dans ses acceptions les plus libérales, ce qui la rend d’autant plus dangereuse. Face à cette situation, qui laisse les tenants de la social-démocratie dans un certain désarroi, il convient de réfléchir ensemble, afin d’une part d’estimer le danger que représente l’extrême droite à sa juste valeur et d’autre part de rénover l’antifascisme radical, qui doit rester à notre sens un axe important de la lutte anticapitaliste.

Laïcité, religion.
Nous sommes atterrés de voir des individus soumettre leurs désirs, leurs projets, leurs aspirations, leur volonté — en un mot leur liberté — aux préceptes et aux commandements élaborés et imposés par des hiérarques au nom d’une Idole. L’idée de Dieu implique l’abdication de la raison et de la justice humaine, elle est la négation de la liberté et aboutit nécessairement à l’esclavage des femmes, des hommes tant en théorie qu’en pratique.

14 h 00, trois débats en parallèle

Altermondialisme ou anticapitalisme ?
Certains tentent de nous faire croire qu’il existerait un capitalisme moins sauvage, plus humain. L’objectif des luttes ne serait plus l’éradication de la misère et de l’injustice, mais simplement de rendre plus supportables les inégalités, le chômage, la guerre, les politiciens, l’injustice quotidienne. D’autres futurs sont possibles, mais pas dans le cadre de l’économie basée sur les profits, pas sous la coupe des États, des religions, des armées, autant d’outils d’oppression et de répression. Alors, rupture ou réajustement du système ?

Mobilité, liberté de circulation et transports gratuits.
Le contrôle de la mobilité est un enjeu central pour les dominant-e-s. Ces dernières années, nombre de luttes ont porté en elles la volonté de se déplacer librement : collectif transports gratuits, sans-papiers, anti-sécuritaire, gens du voyage, lutte contre les prisons… Bref, se battre pour la liberté de circulation traverse nombre de luttes… et sera l’occasion de réfléchir à ce que ces luttes, sur des thèmes bien particuliers, peuvent partager pour porter une même revendication : la liberté de circulation.

Luttes des contre la précarité ?
_Échanges d’expériences avec les nombreux collectifs qui luttent contre cet esclavage moderne.





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