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éditorial du n° 1335

Le jeudi 6 novembre 2003.

Monsieur propre, alias Sarkozy, va nettoyer la merde en Corse. Il feint de ne pas s’être aperçu, depuis des années, que les élus corses le sont par des votes fantômes, que Juppé avant lui avait tenté d’acheter la paix aux nationalistes encagoulés en bonnes espèces sonnantes et trébuchantes, qu’en Corse, tout comme en Sicile et ailleurs, depuis des centaines d’années, la politique et la mafia ne font qu’un. Déjà le dictateur nabot d’Ajaccio, qui piqua le pouvoir aux bourgeois en 1799 et conquis l’Europe, plaça sa famille sur les trônes d’Europe, où certains de leurs descendants continuent de nous faire chier. Mais n’est-ce pas naturel, dans le système patriarcal où nous sommes immergés, tu ne peux refuser de favoriser ton frère, n’est-ce pas Nicolas ? Il en va de même pour la vice-tête-de-nœud chenue des Amériques, Dick Cheney, qui pour faire remonter la croissance économique à un taux jamais atteint depuis vingt ans n’a pas hésité à nous pondre la fable des armes de destruction massive et à nous ressortir Ben Laden l’épouvantail, afin d’envoyer de pauvres diables, poussés par la misère et le chômage à s’engager dans l’armée, à aller se faire terroriser en Irak pour y détruire les infrastructures que la société de Dick l’enflure pourra reconstruire aux frais du monde entier. En Italie, le vieil Andreotti a été blanchi par la Cour de cassation, tout comme l’argent des tonnes d’héro que ses petits copains ont trafiquées pendant des années. Quant à Berlusconi, lui, il change les lois afin de ne pas avoir à répondre de ses magouilles ou de celles de sa famille devant la justice. En Russie, les soubresauts du dépeçage du capital de l’ex-URSS par les ex-apparatchiks et très actuels capitalistes, donnent lieu à des mascarades juridico-politiques, avec en toile de fond les grosses compagnies pétrolières américaines et les ex-dirigeants du KGB.

Messieurs les dirigeants, messieurs les capitalistes des cinq continents, votre cause n’est pas la nôtre, vous nous pelez la laine sur le dos et ne nous considérez, nous, ceux d’en bas, que comme vos vaches à lait qu’il faut traire jusqu’au sang. Votre propagande, tendant à nous faire croire que nous sommes tous sur la même galère, que la lutte des classes est un concept dépassé ne prend pas sur nous. Nous sommes effectivement les rameurs faisant avancer votre économie, sous la trique de vos gardes-chiourmes nous poussant à produire toujours plus et à nous contenter de toujours moins. Mais vous ne montez à bord que pour nous voler le fruit de notre travail que vous engrangez pour vous et vos semblables. Entre nous aucune entente ni aucune collaboration n’est possible. Seule la lutte pour vous éliminer nous permettra d’aboutir à la société sans classes et sans État, dans laquelle enfin, nous pourrons nous épanouir.


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