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Cinéma

Le Festival du film chiant s’éternise

Le jeudi 3 avril 1997.

En raison de l’afflux croissant de spectateurs désireux de se " faire chier ", le festival du même nom joue les prolongations à la Picolthèque, 3 rue Ferdinand-Duval à Paris. Apprécié tant par les amateurs de cinéma indépendant que par les peintres et plasticiens, ce café du marais accueille projections et expositions de peinture dont le " vernissage " se déroule chaque vendredi. La programmation de cette semaine de clôture reflète les principaux courants du " cinéma chiant " conçu par des auteurs fiers de l’être :

À partir de 20 h 30…

Lundi 7 avril : films de recherche et vidéo art pour une soirée Transport en commun avec Paris Portes de Vanves en poussette de Constantin Leu et Beaurières d’Emmanuel Deswartes.

Mardi 8 Avril : Miller aller et retour de Luc Bongrand. A travers sa relation avec l’écrivain, l’auteur explore les rapports entre cinéma et littérature. Il trouve ainsi une écriture fondée sur les affinités entre deux créateurs. Commune- sous diverses formes- à plusieurs films chiants (Histoire de N., Le moulin de l’avent, Une figure florentine), on pourrait la qualifier de " nouvelle adaptation " : l’interprétation d’une oeuvre, forme une histoire qui en donne une clef. " L’essai cinématographique " de Luc Bongrand, réalisé avec le style élégant et délié qui lui est propre, relate l’aventure onirique d’un cinéaste à la recherche des traces d’Henri Miller à Paris : au fil de ses rencontres, se tisse un portrait de l’écrivain fondé sur les témoignages de son entourage, et des spécialistes de son œuvre.

Mercredi 9 avril. Recherche et vidéo art avec Triptyque de François Guissain et Film de Pierre. Merejkowski, l’organisateur du festival : des conjurés qui ressemblent aux Nôtres de Dostoievski se livrent une lutte sans merci au sein d’une cellule clandestine, du parti ? Le greffier prend le pouvoir afin d’infiltrer un mystérieux match de football. Une bande son sophistiquée, entrelaçant musique électro-acoustique et langage déstructuré, accompagne ce film déjanté, teinté d’humour noir.

Jeudi 10 avril. Des femmes de bonne volonté de Michèle Rollin : depuis l’enfance, l’histoire de six femmes " engagées " entre les deux guerres.

Première partie : Quand les souvenirs d’enfance se confondent avec la première guerre mondiale… Jeanne et Marguerite en France, Madeleine en Belgique, Else et Lili en Allemagne, Maria en Pologne évoquent le premier " non ". A la fin des années 20, elles sont pacifistes, trois d’entre elles entrent au parti communiste.

Deuxième partie : Les années trente, le temps des luttes et des désillusions. Maria est dénoncée, elle s’exile à Paris, elle rencontre des trotskistes. Madeleine entre à la Ligue des femmes contre la guerre et l’impérialisme, Jeanne au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. Else est incarcérée. Lili s’exile à Paris et participe au front populaire. Marguerite part à Madrid avec les brigades internationales. A Barcelone, Pépita, membre de la CNT depuis l’âge de douze ans, adhère au mouvement Mulieres libres…

Michèle Rollin


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