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éditorial du n° 1369

Le jeudi 30 septembre 2004.

Les médias focalisent irrémédiablement sur des détails qui ne permettent
en aucun cas de développer des arguments réels et politiques sur la
situation en Irak. Les analyses superficielles et relevant du libéralisme
évincent la triste réalité. Alors, on place en avant l’allocation de
Chirac sur la libéralisation des otages français. Bush plus américain que
jamais ose encore affirmer haut et fort, le sens de cette guerre en Irak.
D’après sa vision du monde, il justifie ainsi de construire une Irak
libre et démocratique. La conjoncture des « idées bushiennes » établit
une bonne fois pour toute, la position du gouvernement américain dans le
monde, et ici par la force des choses en Irak, la dissimulation
d’intérêts économiques fondamentaux. Comment peut-il encore se gargariser
et nous duper sur la liberté ? Bush maître du monde certainement pas, car
noussommes nombreux encore dans ce bas monde à détecter et combattre ses
intentions. En revanche maître des imbécillités sauvages et absolues.
Cela demeure incontestable. Toujours selon ces concepts, cela permet de
ne pas quitter le pays mais bien sûr d’y triompher. L’impérialisme
économique, doctrine indivisible du politiquement correct.

Sarkozy, « plus sarko que tu lui, tu meurs », présente son budget fondé
sur une croissance relativement soutenue. Il affirme ainsi, en matière
politique, qu’il faut faire des choix. On a remarqué, pas la peine
d’employer la force. À noter, que le budget comprend un volet fiscal pour
les entreprises afin d’éviter la délocalisation abusive et ses
conséquences. Tandis que pour les ménages les moins aisés, ils
bénéficieront, alors d’une hausse de 4 % de la prime pour l’emploi.

Mais quel emploi ? Y en a pas ! Pas un jour ou l’on entend parler de
licenciements, (pardon on ne doit plus dire licenciement, mais
restructuration d’une entreprise). Les conséquences sont pourtant les
mêmes, perte d’emploi, un point c’est tout. Remise en cause des 35 heures, perte des salaires réels etc. Néanmoins, il n’y a pas que dans
le secteur privé qu’on licencie à tout bout champ. L’État (secteur
public) via l’éducation nationale, n’embauche plus, de professeurs
contractuels mais surtout débauche. Quelle débâcle ! Le rectorat de
Créteil, avant juin 2004, lançait un appel d’offres. Cette académie
recrutait par le Net, des professeurs contractuels. Les contrats des
salariés précaires et qui exercent un véritable boulot de professeur ; ne
sont pas reconduis. Plusieurs centaines de profs kleenex à la rue.
Quelques syndicats de L’Éducation Nationale (CGT-Éducation, Sud-Éducation) ont alerté la presse bien pensante. Mais elle reste sourde aux cris, à la colère de ces
syndicats face à une politique méprisante envers cette catégorie
d’enseignants. Chappe de ciment oblige.


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