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L’Insurrection albanaise

Le jeudi 1er mai 1997.

Depuis 1990 l’Albanie est une démocratie, c’est-à-dire depuis que les staliniens se sont démocratiquement divisés en staliniens du Parti socialiste (PS) et en staliniens du Parti démocratique (PD), l’émeute embrase régulièrement ce petit pays, sur fond de transition d’un capitalisme d’État à un capitalisme privé.



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La théorie du « socialisme dans un seul pays » soutenu par le « petit père des peuples » local, avait conduit l’Albanie à une industrialisation forcée, qui après les ruptures successives, avec la Yougoslavie titiste, l’URSS et la Chine maoïste, ne fit qu’aggraver les conditions de vie déjà difficiles de la population (en 1938 la part de l’industrie dans le revenu national était de 4,8 %, elle était de 50 % en 1990). D’autant plus que l’industrie lourde fut principalement privilégiée contre l’industrie légère produisant des marchandises de consommation courante. Malgré un taux de croissance élevé (9,1 % par an entre 1966 et 1970) le développement des infrastructures du pays fut relativement lent compte tenu de son isolement ; ainsi l’électrification complète du pays sur la base d’une indépendance énergétique totale ne fut achevée qu’en 1970. En outre peu intéressés à la consommation et soumis à des conditions d’exploitations très dures, les travailleurs albanais, tant dans l’agriculture que dans l’industrie, sont très peu productifs et expriment massivement leur refus du travail par un faible rendement, un travail bâclé ainsi qu’un absentéisme massif et chronique tel que Enver Hodja lui-même s’en plaignit officiellement dans plusieurs discours [1]. Après la mort de Hodja en 1985 la réforme du pays est entamée par son successeur Ramiz Alia. Cette période s’achève en 1990 avec la libre circulation des Albanais vers l’extérieur du pays et la fin du parti unique. À ces « victoires démocratiques » succèdent une première vague d’émeutes dans tout le pays entre décembre 1990 et mai 1991 qui s’achève par une grève générale du 10 mai au 8 juin (entre temps des élections ont eu lieu en mars 1991 qui portent le PS au pouvoir). La situation ne s’améliorant pas ce petit peuple résolument combatif entame une deuxième vague d’émeutes qui durent de décembre 1991 à la fin de février 1992. On brûle commissariats, bâtiments administratifs, usines, les magasins et les dépôts de vivre sont pillés, ça et là quelques grèves éclatent (ouvriers des boulangeries industrielles de Tirana par exemple). Au mois de mars les élections conduisent l’ancien médecin personnel de Hodja, Sali Berisha, et son PD au pouvoir tandis que l’Union européenne (notamment l’Italie et l’Albanie) se décide à subventionner l’Albanie à hauteur de 500 millions de dollars dont une partie finira dans les poches des spéculateurs, de quelques truands et des membres du gouvernement, les frontières entre chacun de ces groupes étant assez floues.

Le programme du PD [2] est bien entendu la privatisation de l’économie [3] mais 70 à 80 % des grandes entreprises sont encore aujourd’hui propriété de l’État. La récession qui a frappé le pays entre 1991 et 1993 a considérablement affaibli les secteurs agricoles et industriels. Les coopératives ont été abandonnées, les travailleurs préférant cultiver leur lopin de terre pour assurer leurs subsistance, alors qu’un nombre conséquent d’ouvriers retournaient dans les campagnes pour les mêmes raisons. Aujourd’hui 50 % de la population travaille dans le secteur agricole (20 % en Grèce). Depuis 1994 la situation économique du pays s’est stabilisée. L’inflation est passée de 400 % en 1992 à 10,5 % en 1995, la croissance est de 10 % (moyenne sur 1993,1994,1995), le taux de chômage se fixe entre 15 et 20 % de la population active. Les secteurs industriels les plus importants de l’économie albanaise (extraction de pétrole et de chrome) fonctionnent tandis que des petites entreprises privées fleurissent surtout dynamisées, comme partout à l’est, par des truands enrichis notamment durant la guerre en ex-Yougoslavie, et qui maintenant investissent aussi dans la production industrielle ou de service (l’économie grise représente 50 % du PIB). À cela s’ajoutent les investissements étrangers et notamment italiens : 500 entreprises employant 50 000 travailleurs ont été créés par des Italiens (notamment dans le textile) alors que les investissements italiens représentent environ 60 % des investissements étrangers ; les Allemands, eux, ont mis la main sur les plus importantes mines de chrome et tout ce joli monde profite joyeusement du faible coût de la force de travail (les Italiens ont ainsi pu réduire de moitié leur coût de production).

Toutefois l’économie albanaise dépend beaucoup des aides et crédits extérieurs ainsi que des devises rapportées par les travailleurs albanais immigrés. Enfin si une petite partie de la population s’est enrichie, la grande majorité vit dans des conditions misérables [4] qui entraînent le développement de la « petite délinquance » comme partout dans le monde de l’économie. C’est confronté à une telle situation que 200 000 grévistes de ce pays de 3,5 millions d’habitants demandaient des augmentations de salaires en octobre 1996, afin de compenser une hausse des prix de 30 %.

Durant l’année 1996, le marché de l’usure développé depuis 1994 sous le regard approbateur de l’équipe d’experts du FMI, la Banque centrale albanaise, progresse outre mesure et absorbe les trois quarts de l’argent du pays au point que Sali Berisha propose de transformer ces sociétés (dont quelques unes l’on financé pour les élections d’avril 1996) en banques. Le succès de ces sociétés auprès de la population s’explique aisément par les taux de rémunérations qu’elles proposaient : de 30 à 100 %. Cette croissance du marché financier s’achève dans la banqueroute fin 1996 et la colère des petits épargnants (un tiers de la population) va être à la hauteur du désastre.

Insurrection

Le 19 janvier 1997, une manifestation organisée par le PS à Tirana dégénère en affrontements avec la police, quelques jours plus tard, à Lushunje, au sud du pays, une nouvelle manifestation tourne à la bagarre, le ministre des affaires étrangères, Tritan Shelm, est séquestré par les émeutiers. Les affrontements avec les forces de l’ordre se multiplient dans tout le pays, l’armée est chargée de protéger les bâtiments gouvernementaux qui sont la cible privilégiée des émeutiers avec les commissariats. Le 25 janvier le PS relaie les revendications de manifestants et demande la démission de Berisha, le 30, dix partis d’opposition s’unissent dans un « Forum pour la démocratie » qui demande lui aussi le départ de Berisha et la constitution d’un gouvernement de techniciens chargé de résoudre la crise. Le 5 février, alors que le gouvernement commence à rembourser les petits épargnants, la révolte gagne Vlora qui en quelques jours voit le nombre de ses émeutiers passer de 3 000 à 30 000. L’émeute gagne Fier le 14 (60 % de la population de cette ville avait voté pour le PD). Le 20, des étudiants de Vlora entament une grève de la faim pour demander la démission de Berisha. Le 28 dans cette même ville les casernes sont attaquées (pas de résistance de la part de l’armée) et les grévistes de la faim doivent être arrêtés. 10 000 personnes accourent pour les protéger de la police ; la grève générale est déclarée sur toute la ville et dans quelques autres alentour. Une émeute éclate à Fier le 2 mars et dure jusqu’au 3 où l’État reprend le contrôle de la ville ; à Gjirokaster la grève générale éclate. Ce même jour l’état d’urgence est décrété sur tout le territoire. Le jour suivant (4 mars) de nouvelles émeutes éclatent à Vlora, Gjirokaster et Saranda où la base navale tombe aux mains des insurgés, où la bastille locale est ouverte et où la maire est destitué et remplacé par un « Conseil municipal autonome ». La SHIK prend officiellement le contrôle de la contre-insurrection tandis que les premières milices populaires s’organisent à Vlora.

Compte tenu de la situation il devient urgent pour l’État de trouver des responsables à des actes si inciviques. Ce maladroit de Berisha accuse des services secrets étrangers (lesquels ? on ne le saura pas), puis l’opposition PS de conduire la révolte. Dans ce domaine, ce sont les médias occidentaux qui ont montré le plus d’inventivités mais en même temps le moins de crédibilité. C’est que la rage des albanais a dû inquiéter et on lui préfère évidemment la révolte bien encore la bonne insurrection médiatiquement folklorique et d’un romantisme bon marché du Chiapas. En France du Figaro à Charlie Hebdo [5] tout le monde est d’accord : c’est la mafia qui contrôle l’insurrection. L’Albanie est donc selon ces gens le premier pays où la mafia, c’est-à-dire une organisation criminelle structurée, ayant nécessairement des ramifications dans les pouvoirs politiques et économiques (c’est une constante dans tous les pays) organise la désorganisation massive des pouvoirs politiques et économiques qui jusque là la soutenait et tout ça en embrigadant la population — de façon magique certainement. La démocratie capitaliste en général et ses journalistes en particulier ont besoin de désigner idéologiquement leurs adversaires afin de pouvoir leur opposer l’idéologie démocratique comme panacée et règne de la liberté. Dans le cas de l’Albanie la démocratie ne se trouve pas en face d’une idéologie, c’est-à-dire n’a pas à combattre une autre idéologie qui médiatiserait une contestation, mais elle a à combattre une population. Les démocrates européens ne pouvant ni désigner d’ennemi idéologique (des islamistes par exemple) ni avouer que leur ennemi c’est le peuple albanais, en sont réduits à mettre en avant quelques actes de brigandage et à certifier qu’il s’agit d’une insurrection mafieuse, espérant bien qu’on les croit sur parole.

Le 5 mars, trois villes échappent au contrôle de l’État (Vlora, Saranda, Delvina) et sont isolées du reste du pays par la police et l’armée. Le six, des combats opposant des miliciens et l’armée éclatent entre Saranda et Delvina ; un village est bombardé par l’armée qui en définitive doit abandonner le terrain aux insurgés si bien que le soir les voix de communication entre les villes sont aux mains de la population. Trois nouvelles villes se soulèvent (Memaliaj, Tepelana, Himara), les insurgés se trouvent en possession de chars, on assiste à de plus en plus de désertions. Le 8, Gjirokaster, la ville la plus importante du sud du pays retombe aux mains des insurgés et on parle pour la première fois des « Comités de Salut ». Le lendemain une émeute éclate à Fier et Permet se soulève. Un gouvernenemt de « réconciliation nationale » est nommé et inclut l’ensemble des partis d’opposition, c’est un jeune membre du PS qui est nommé premier ministre : Bashkim Fino (35 ans). Le 10, quatre autres villes se soulèvent (Gramsh, Berat, Skrapari et Lushnja à 60 km au sud de Tirana), le 11 des affrontements éclatent à Tirana. À une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale des émeutes éclatent le 12 à Elbasan, Cerrik et au nord à Skoder. On recense 15 villes insurgées et hors du contrôle de l’État, le SHIK arme les partisans civils de Berisha. À Lezha, au nord, on attaque le siège de la banque d’État pour se rembourser soit même (les caisses étaient vides) le 13, et une nouvelle émeute embrase Tirana. On y attaque le siège de la présidence, des usines, des chantiers et des banques sont pillés et incendiés. Des affrontements ont lieu entre des insurgés et des troupes américaines et allemandes alors que celles-ci procèdent à l’évacuation des ambassades. Des unités des « forces spéciales » des armées italienne et britannique sont envoyées sur place et 170 « marines » sont déployés à Tirana qui reste aux mains de l’État. Le gouvernement demande une intervention militaire étrangère. À cette date il semblerait que les insurgés du nord repassent sous la coupe de l’État. Quoiqu’il en soit un rideau de fer sanitaire isole l’Albanie et les informations se font rares. Toutefois, le 21 mars, les délégués de l’insurrection demandent la formation d’un « conseil présidentiel » institué par le premier ministre et chargé de remplacer Berisha jusqu’aux élections de juin. Le 22 mars, une rencontre est organisée qui réunit Fino le premier ministre, les délégués du « Comité de salut » et les partis politiques d’opposition. Deux jours plus tard, Dini (ministre des affaires étrangères italien) parle d’organiser une intervention militaire. L’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) approuve le principe le 27 mais demande une résolution de l’ONU qui arrive début avril. Le 3, la composition de l’armée de pacification est révélée : l’Italie fournit le gros des troupes, suivent la France, la Grèce, la Turquie, l’Espagne, la Roumanie, l’Autriche et le Portugal, le tout représentant environ 6 000 hommes. L’intervention débute le 12 avec le débarquement des Italiens à Dürres, suivi des Français le 13. De Charette (ministre des affaires étrangères français) déclare : « Il s’agit d’aller aider l’armée et la police albanaise à se réorganiser et à redémarrer et de sécuriser les livraisons d’aide alimentaire » [6]. Bien sûr, il n’y a pas de pénuries alimentaire en Albanie.

La Commune

Une insurrection est avant tout la dissolution en acte de l’État. Cependant cette dissolution n’est pas et ne peut être stérile, elle est dans le même temps reconstruction, et une nouvelle organisation sociale est spontanément produite. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas une situation relativement chaotique sur laquelle se greffent des bandes cherchant à profiter de la situation, mais cela reste marginal, bien que toujours mis en avant par la propagande de la contre-insurection afin de criminaliser la révolte en l’assimilant à ces bandes. C’était vrai en Ukraine en 1920, c’est encore vrai en Albanie en 1997. Inévitablement ces bandes entre en conflit avec l’insurrection et la combattent, et parfois même au côté des pacificateurs.

Dans toutes les villes insurgées d’Albanie les représentants locaux de l’État sont destitués et remplacés par des conseils locaux. Les informations sur ces comités ou conseils sont très partielles et trouvées dans la presse officielle, c’est-à-dire également très partiales. C’est surtout la compréhension de leur(s ?) fonctionnement(s ?) qui est problématique. Quoiqu’il en soit, la composition et les objectifs de ces comités révèlent immédiatement à quel niveau se situe la lutte.

Les différents comités naissent avant tout de la nécessité de coordonner l’activité des milices et d’organiser la défense des villes insurgées, ce qui explique la forte présence de militaires en retraite, limogés ou déserteurs qu’on y trouve. Rapidement le conflit se présente comme un affrontement avec l’État (et avec lui seul, c’est une limite sur laquelle nous reviendrons), si bien que les comités de grève existants au début se dissolvent dans l’organisation des milices. Le fonctionnement de ces dernières semblent assez différents de l’organisation militaire dans la mesure où il existe moins une hiérarchie qu’une répartition des tâches pouvant être modifiée : « Les hiérarchies sont fluides et interchangeables » [7]. Dans chaque ville et village des assemblées se dotent de délégués qui se retrouvent dans des « Comités de Salut » locaux. Celui de Vlora (fer de lance de l’insurrection) se compose de trente-et-une personnes (parmi elles « des personnes influentes ») et dix-sept partis politiques y sont représentés ; sans trop extrapoler on peut certainement supposer qu’il s’agit de notables du coin. Ceux-ci viennent rendre compte de leur activité et de leurs options politiques lors des forums quotidiens qui se tiennent sur les grandes places des villes. Il apparaît assez vite que ces comités ne disposent pas d’autorité réelle sur la masse des insurgés et qu’ils y sont plutôt soumis. En fait ils ne paraissent écoutés et obéis qu’en ce qui concerne la gestion immédiate de la lutte (l’élément le plus voyant étant l’organisation des milices). Ainsi lorsque le responsable de la milice au sein du comité de Saranda propose prématurément de rendre les armes dès qu’un nouveau gouvernement sera nommé, il est désavoué par l’assemblée générale et les armes ne sont pas rendues [8]. Concernant les partis politiques présents dans tous les comités ils ne semblent pas exercer de contrôle particulier et partisan ; tout du moins durant la phase insurrectionnelle ce qui peut changer durant la phase négociatrice qui va se développer dans les prochains mois. Bien sûr, contrairement au fantasme du Wall street journal, l’opposition PS, partiellement discréditée, n’est pas à la tête de l’insurrection, personne n’est prêt a accorder sa confiance à elle seule. Il est par ailleurs notable qu’à Gjirokaster l’un des responsables du comité est un ancien partisan de Sali Berisha. En fait, le niveau du conflit en Albanie ne se situe pas idéalement entre deux partis politiques du capitalisme d’État aux structures politiques du capitalisme privé, c’est-à-dire le bouleversement de la société dans son ensemble (donc y compris de la couche politique dominante représentée par le PD et le PS) ; et c’est le contenu de tout le cycle qui couvre la période 1990-1997. De fait, la vieille couche politique issue du PC a confisqué le pouvoir politique en se divisant en deux, chacun des partis représentant des intérêts différents mais à l’intérieur de la vieille classe dominante, alors qu’une nouvelle est sur le point de voir le jour. Elle en est empêchée d’un côté par l’organisation clanique du pouvoir et de l’autre par la sclérose économique induite par l’appropriation partielle et privative des « aides internationales », et le non-réinvestissement des capitaux dans le circuit économique albanais (fuite des capitaux en Suisse et en Autriche). En fait le secret de la révolution politique en Albanie c’est l’exigence du développement capitaliste de ce pays qui passe ici par le renouvellement partiel ou total de la vieille couche politique dominante.

On comprendra bien qu’il n’y a pas là de jugement de valeur sur cette insurrection. De même, il serait erroné de croire qu’il y aurait une manipulation d’une base jugée a priori naturellement révolutionnaire. La revendication essentielle de la base de cette insurrection reste la démission de Berisha et rien d’autre (mise à part bien sûr le remboursement des épargnes perdues) et c’est pour cela que la lutte reste une lutte exclusivement dirigée contre l’appareil d’État. Le niveau essentiellement politique de l’insurrection albanaise s’explique de deux façons : le faible développement du prolétariat (en Russie par exemple, la question se pose différemment et de façon plus sociale), mais aussi et surtout par le fait qu’une grande partie de la société civile ne se reconnaît pas dans les représentations politiques existantes (PS-PD) au point qu’il n’existe pas d’opposition politique capable de représenter la majorité de la société civile. C’est cette représentation qui se construit dans l’insurrection et qui devra être intégrée aux institutions. C’est pourquoi le « Comité de Salut » de Vlora peut rencontrer l’ambassadeur d’Italie sur une frégate de l’Armée italienne (10 mars), c’est pourquoi le même comité demande d’être parti prenante dans les négociations en vue de la constitution d’un nouveau gouvernement, et tout cela sans jamais être désavoué par sa base.

Aujourd’hui cette ouverture du pouvoir semble inévitable et même nécessaire afin de créer une situation stable qui permette au capitalisme européen (voilà l’intervention militaro-humanitaire) qui compte beaucoup sur ce petit pays teigneux et sur son intégration à l’Union européenne pour la richesse de son sous-sol.

Paolo Niente — groupe Elisée Reclus (Ivry)


[1En 1986 le premier ministre Adil Carçani évaluait les pertes dues au mauvais travail à 140 millions de francs et celles dues à l’absentéisme à 75 millions.

[2Le PD est membre de l’Union démocratique européenne, groupe de centre-droit où l’on retrouve le parti conservateur anglais et le RPR français.

[3Jusqu’en 1985 tous les travailleurs sont des fonctionnaires en Albanie.

[4Pour donner un ordre d’idée de la situation, le PNB brut est de 360 dollars par habitants, il est de 19 270 en Italie et 1160 en Bulgarie.

[5On savait déjà que ces deux publications avaient un dessinateur en commun, on sait maintenant qu’elles ont des idées en commun — les grands esprits se rencontrent…

[6Le Monde du 26 mars 1997.

[7Corriere della Serra du 12 mars 1997.

[8Le Monde du 11 mars 1997.


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