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Paris

Commando anti-IVG à la clinique Jeanne d’Arc

Le jeudi 1er mai 1997.

Le samedi 26 avril, une trentaine d’accros du bénitier sont venus jouer les martyrs devant la clinique Jeanne d’arc, dans le 13e arrondissement de Paris. À l’occasion de la 7e journée mondiale pour la vie, pendant que leurs copains moins téméraires allaient planter des bougies devant la cathédrale Notre-Dame symbolisant « toutes les vies d’enfants en danger dans le monde », l’ineffable Xavier Dor et son fan-club voulaient faire le siège de cette clinique où ils s’étaient déjà illustrés l’année dernière, après s’être fait jetés de la clinique Ordener dans le 18e.

Mais quand on annonce ce genre d’opération à longueur d’antenne sur Radio Courtoisie, « la radio de toutes les droites » (sic !), on peut difficilement espérer avoir le bénéfice de la surprise. Et il y avait donc une bonne centaine de contre-manifestants qui les attendaient déjà de pied-ferme quand ils sont arrivés vers 14 heures. Alors que la CADAC, organisation responsable, clamait courageusement sa détermination à l’autre bout de la rue Jeanne-d’Arc verrouillée par la police, le gros des défenseurs du droit de choisir, principalement des militants de la CNT-AIT et du SCALP-Réflex ont préféré foutre dehors les illuminés du crucifix à coups de lancers d’œufs et de coups de pied aux fesses. Ce qui n’a pas tardé à susciter l’intervention musclée d’autres fanatiques, ceux de la chaussette à clous. Ce qui ne s’est pas fait sans heurts…

C’est donc sous la protection des matraques policières que la clique des George-Pierre et des Marie-Chantal ont pu chanter leurs cantiques tout à loisir, malgré le peu d’enthousiasme du public forcé d’un tel récital. Les habitants du quartier n’ont en effet guère hésité à leur déverser de la farine sur le dos, avant de pousser la musique plus fort, en dépit des menaces du commissaire présent.

C’est finalement les quelques gouttes de pluies tombées vers quatre heures qui renverront nos forcenés du chant grégorien vers leurs sacristie d’origine. Dommage : recouverts d’œuf et de farine, nous n’avions plus qu’à les passer au four pour obtenir des grenouilles de bénitier en croûte…

Guillaume
groupe Louise Michel (Paris)


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