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Feuilleton judiciaire contre Radio Libertaire (épisode n° 3)

Le jeudi 6 novembre 1997.

Rappel des faits

10 septembre 1997, à 14 h 30 : un juge d’instruction, une greffière et le procureur du parquet de Versailles ont perquisitionné pendant plus de deux heures la librairie du Monde libertaire, accompagnés d’une quinzaine de policiers. À 18 heures, ils perquisitionnent aussi le studio de notre radio.

Que cherchaient-ils ?

La lettre d’un détenu lue à l’antenne de Radio libertaire, lors d’une émission « Ras-les-Murs », début 1997.

Que disait cette lettre ?

Elle dénonçait l’exploitation dont sont victimes les détenus dans les ateliers des prisons, le non-respect absolu du droit du travail (salaires, hygiène, cadences, congés payés, représentation des salariés, etc.).

Le nom d’un surveillant ayant la responsabilité des ateliers a été cité lors de la lecture de cette lettre. Informé du contenu de cette émission il porte plainte.

Qu’est-il reproché à DMC ?

L’avis de mise en examen nous reproche d’avoir « radiodiffusé une lettre émanant d’un détenu de la maison d’arrêt de Bois d’Arcy, dont certains passages portent atteinte à l’honneur ou à la considération d’un fonctionnaire dépositaire de l’autorité publique ».

14 octobre 1997 : Élisabeth Claude, présidente de Radio libertaire, est interrogée par la juge d’instruction. À cette occasion, nous avons appris que, pour une plainte « en diffamation », la juge ne peut pas effectuer d’investigation sur les faits. Si les faits sont prouvés, la diffamation tombe !

La Fédération anarchiste mettra tout en œuvre pour prouver qu’il n’y a pas eu diffamation, mais information, pour continuer à révéler ce qui se passe dans les ateliers, les conditions de détention et, surtout, à revendiquer la disparition de ces lieux d’humiliation permanente.

Par ailleurs, la juge ayant reconnu la voix de Nicole, tant sur la cassette en sa possession que lors de la perquisition, a décidé la mise en examen de cette animatrice de l’émission « Ras-les-Murs ». Cette dernière est dans l’attente d’une parution devant la juge.

Que risquons-nous ?

Sur le plan juridique, ce peut être une peine de prison ou une amende.

Si l’arbitraire et les abus cessaient en prison, Radio libertaire n’aurait aucune raison de les dénoncer. Les anarchistes n’auraient plus alors pour objectif que l’abolition de la prison.

Radio libertaire
Fédération anarchiste


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