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Où en est l’usine de traitement des boues à Saint-André en Vivarais ?

Le jeudi 8 février 2001.

Les associations de défense de l’environnement s’expriment. Malgré le refus manifeste exprimé par la population au cours de la seconde moitié de l’année écoulée, et les nombreux soutiens citoyens et politiques apportés à cette contestation, l’aberrante installation d’une usine de traitement des boues des stations d’épuration à Saint-André est toujours d’actualité.

Ici, tous se sentent concernés. En effet, la société Traibo SA (de sinistre réputation : à Carcassonne où elle avait installé une usine de traitement des boues, les habitants se retrouvent le nez dans les déchets ; la société est en faillite pour mauvaise gestion financière et les boues s’entassent) a déposé le dossier d’autorisation en préfecture de l’Ardèche, le 15 novembre dernier. Une étape importante de la procédure va démarrer prochainement : l’enquête publique qui se déroulera du 15 janvier au 15 février 2001, sera l’occasion pour les populations concernées de donner leur avis et de soulever leurs interrogations quant au dit projet. Plus précisément, Christian Laroche, commissaire enquêteur tiendra une permanence en mairie de Saint-André.

« On est capable de se passer des élus ! »

C’est vrai que les politiciens qui ont eu l’idée du projet n’habiteront pas sur place et que l’idée de vouloir construire une usine à gros risques de pollutions sur une ligne de partage des eaux et de sources, c’est de la folie.

Aujourd’hui, on n’aurait pas l’idée de mettre un tas de fumier près d’un puits. La campagne sous la neige fleurit de belles pancartes sur le bord des routes : « Non à l’usine, non à la pollution », « T’as bien entendu élu, touches pas à ma nature ».

C’est vrai que beaucoup ici ne croient plus aux élus (de quelques bords qu’ils soient) et n’attendent rien des prochaines élections (ça, c’est nouveau en campagne). Les politiciens ont voté pour le projet (pouvoir, pot de vin, lâcheté), la population est contre sauf les conseillers municipaux. Une association s’active et pratique l’action directe (manifs, pétition, assemblées générales, présence de ses représentants lors des réunions du conseil, tenues de contre-conseils municipaux — « on est capable de se passer des élus »). Dondoux, maire d’un village voisin, l’orgueil de l’Ardèche, ex-secrétaire d’État viré par Jospin pour… incompétence, se fait chahuter lorsqu’il prêche en mairie.

Les associations ont leurs propres enquêteurs. La prise de conscience politique est loin d’être négligeable parmi la population. Celle-ci se rend compte petit à petit qu’elle est bien capable de gérer la commune, pas besoin d’élus pour ça. Les analyses vont assez loin. « S’il n’y avait pas de boîtes qui fabriquent de la merde, il n’y aurait pas besoin de tant de stations d’épuration et donc pas d’usines de traitement des déchets ».

Nous, anarchistes, nous devons être bien présents dans cette mobilisation, c’est pourquoi nous appelons à la mobilisation pour le samedi 10 février à la salle du lac de Devesset (07), avec des spectacles, des concerts et des infos.

Albert. — groupe Pensée/agir (Saint-Étienne)





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