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éditorial du n° 1734

Le jeudi 13 mars 2014.

Combien de temps encore devrons-nous faire avec les stratégies démobilisatrices des directions syndicales ? Le pacte de responsabilité conclu il y a quelques semaines entre le gouvernement socialiste et le patronat a peut-être fait criser les dirigeants des grandes confédérations, reste qu’on attend toujours qu’ils proposent une riposte digne de ce nom. Au lieu de cela, ils nous convient à une énième promenade, le 18 mars prochain.

Dans les tracts et les appels, les mots d’ordre sont énervés, parfois même bien enlevés, mais on ne peut s’empêcher de rire jaune. Le réflexe, bien sûr, ce serait de demander ce que nous, bases syndicales, attendons pour dépasser nos bureaucraties et imposer le rapport de forces nécessaire à la victoire. Mais la réalité est plus complexe, et on doit bien composer aujourd’hui avec le fait que nous n’osons pas vraiment partir au front sans l’aval des confédérations.

Alors, à nous de faire pression sur nos dirigeants pour imposer nos points de vue et nos stratégies, lesquels sont assurément plus radicaux que les leurs, agrippés qu’ils sont à leurs strapontins. L’autre réflexe consisterait à se demander ce qu’on fout encore dans les syndicats. Mais ce serait alors se fourvoyer davantage. Le syndicat, organisation de classe par excellence, demeure un endroit privilégié où les anarchistes et leurs idées peuvent côtoyer au quotidien une large partie de la société actuelle.

Abandonner le syndicat, ce serait en outre prendre le risque de rater le coche de la révolution sociale et de la construction d’une société réellement autogérée, laquelle ne peut se penser sans reprise en mains de l’économie par les structures de classe.


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