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éditorial du n° 1752

Le jeudi 16 octobre 2014.

« J’aime l’entreprise. » Au cours de ses voyages à l’étranger, notre Premier ministre ne perd pas une occasion d’étaler ses talents de polyglotte : après nous l’avoir dit en français, il est parti à Berlin rassurer la classe dirigeante allemande dans la langue de Goethe : « Ich mag die unthernehmen. » Il y a une dizaine de jours il était à Londres devant un parterre de représentants de la City pour lancer dans la langue de Shakespeare : « My government is pro-business. » Inutile de dire que « Power to the people » c’est pas au programme. Le social(?)-libéralisme décomplexé de Valls n’en finit pas de s’affirmer. Encore un effort et il doublera Sarkozy sur sa droite. Pauvre petit peuple de gauche qui a voté Hollande il y a deux ans et qui se demande toujours quand la politique de droite cessera d’être celle du pouvoir ! Nous craignons que ce ne soit pas pour demain, ni même après-demain, tant la gestion « efficace » du capitalisme est devenue l’obsession de nos socialistes bon teint qui n’en finissent pas de donner des gages de bonne conduite libérale à la classe possédante. Valls n’a pas l’intention de changer de cap ni de cesser de clamer dans toutes les langues son amour du patronat (pardon, de l’entreprise en novlangue gouvernementale). L’entreprise ? C’est avant tout des travailleurs qui produisent des richesses accaparées par des dirigeants et actionnaires chaque jour plus avides. Il est plus que temps de rappeler à ces derniers que, s’ils ont besoin de nous et de notre force de travail, nous, nous n’avons pas besoin d’eux et de leur arrogance.


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