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L’autogestion selon Abraham Guillen

Le jeudi 21 septembre 2006.

Il est paradoxal qu’à une époque désenchantée à cause de l’effondrement du « socialisme réel » et de la « fin des utopies », l’avènement d’un individualisme conditionné par la peur sociale et la soif de consommer (toutes deux entretenues), le renoncement à dépasser l’organisation étatique de la société et capitaliste de la production… les débats sur l’autogestion se limitent — au moins en France --- à des travaux sociologiques et historiques confinant cette pratique sociale à un objet d’études [1]. Paradoxal, parce que l’autogestion constitue toujours un faisceau de réponses contemporaines et d’expérimentations collectives [2] qui sont encore un antidote au désespoir que nous laisse ces temps oppressants. Ce constat est plus troublant encore lorsqu’il touche les partisans de l’autogestion généralisée que sont les libertaires, qui ont pourtant été les seuls à mettre puissamment en exergue les collectivisations de l’Espagne républicaine, et pour qui cette aspiration est une revendication historique [3] et une pratique courante.

Se pose alors la question de l’indispensable effort pour réactualiser l’idée autogestionnaire anarchiste et ses nécessaires débats. Sans doutes, cette renaissance passe-t-elle par une première réapropriation, celle du travail réalisé il y a peu et qui n’a pas eu d’échos significatifs. Parmi ceux qui ont tentés d’approfondir l’autogestion libertaire, et qui n’ont pas obtenu notre reconnaissance — ne serait-ce qu’en sachant leur nom ou leurs idées forces ---, il faut signaler l’espagnol Abraham Guillen [4].

La lecture d’un de ses ouvrages consacré à l’économie — il en a écrit une cinquantaine, sur des thèmes très variés, indisponibles en français --- est un moyen pour connaître ses conceptions sur l’autogestion. Sans jamais perdre de vue son sens politique (« Alors, sans autogestion, il n’y a pas d’émancipation du peuple par le peuple lui même. C’est là un axiome politique ».), il fit l’effort de penser la construction libertaire et ses conséquences, et même sa confrontation au marché capitaliste, quitte à emprunter parfois des chemins inhabituels pour un anarchiste. Le dernier ouvrage de cet auteur qui s’est éteint en 1993, a été publié en 1990 [5] et peut être une première vulgarisation de ses thèses, très méconnues en dehors du monde hispanophone.

Pratique et pluraliste

Dans ce volumineux travail, Abraham Guillen décortique soigneusement les mécanismes et les théories économiques de son temps pour en démontrer les mensonges, du point de vue de la justice sociale et de l’égalité. Les observations de Guillen n’oublient jamais de pointer du doigt l’économie capitaliste mais aussi l’économie d’Etat, renvoyant chaque type d’organisation à ses propres limites ou contradictions, car elles s’appuient toujours sur les injustices et l’avènement, selon les régions, d’une classe capitaliste ou techno-bureaucratique, s’appropriant les plus values générées par le monde du travail. Pour se libérer de ces pouvoirs et de l’aliénation des producteurs par la marchandise (argent, objet), il faut pragmatiquement associer la pensée critique à « la praxis » autogestionnaire : « À travers la "praxis" la réalité économique se révèle : la répartition inégale de la richesse par les groupes privilégiés, la division du travail entre dirigeants et dirigés, la servitude de l’ouvrier à son travail aliéné au capital privé ou d’Etat » (p. 341). Mais pas question de se soumettre à des théories économiques rigides : « Il faut connaitre les lois objectives de la science économique sans les diviniser, sans s’aliéner à elles, et les prendre comme de purs concepts de l’entendement humain pour justifier des régimes économiques anachroniques (…) » (p. 152)

Dans cette optique ouverte, il affirme la nécessité du pluralisme de l’organisation économique libertaire comme un moyen et une fin : « Il doit y avoir une pleine liberté d’expérimentation économique (entreprises mixtes, municipales, coopératives, mutuelles, et autogestionnaires) sans stalinisme, monopoles ou élitisme » (p. 201). À l’origine des inégalités, Abraham Guillen insiste sur la division du travail entre travailleurs manuels et intellectuels. Le socialisme autogestionnaire libertaire doit y remédier radicalement : « La participation croissante des travailleurs dans la gestion de leurs entreprises, en étant tous capables de faire tout, est la condition essentielle du socialisme autogestionnaire. C’est seulement ainsi que tous participeront d’égale façon dans la gestion et la distribution de l’excédent économique, produit d’un travail commun et dans des conditions égales pour tous (…) ». (p. 394). Dans ce sens, l’entreprise autogérée doit être un lieu de formation permanente pour, associée à la gestion collective de l’outil de travail, permettre un accès égal aux savoirs, pour abolir la différence manuels-intellectuels et empêcher la renaissance d’une nouvelle classe gestionnaire, futurs décideurs s’appropriant le fruit du travail d’autrui. Il avertit : « Si le socialisme autogestionnaire n’était pas capable de dépasser la vieille division du travail, entre l’éxécution de la production et sa direction, l’émancipation des travailleurs ne serait alors pas possible (…) » (p. 395).

La trajectoire de ce théoricien de l’autogestion l’avait amené très jeune à cotoyer les collectivisations espagnoles, puis plus tard le secteur coopératiste du Pérou, alors qu’il était expert pour l’ONU. Ses études associées à ses expériences personnelles ont dû nourrir sa réflexion. Cela l’a sans doute aidé à concevoir des modes originaux d’organisation autogestionnaire. Il faut d’ailleurs relever qu’il n’attribue pas de rôle prépondérant aux syndicats, pour ce qui relève de l’organisation sociale ou économique autogestionnaire, contrairement aux anarchosyndicalistes pour qui l’organisation syndicale en est la colonne vertébrale.

Il partage l’idée que l’autogestion généralisée est aussi une recherche en action : « Dans les premiers temps d’un nouveau régime de démocratie libertaire, d’économie autogestionnaire, il faudra beaucoup valoriser la démonstration et l’erreur, l’expérience historique, pour ne pas idéologiser le savoir, pour ne pas tomber dans des dogmes plus proches de la métaphysique que de la réalité quotidienne. Dans cet ordre d’idées expérimentales, de vérifications de programmes et de résultats de plans, les autogestionnaires devront être très autocritiques, en pensant que ce qui hier était positif pourrait être négatif le lendemain, qu’il faudra alors des changements quantitatifs, vers l’avant ou vers l’arrière, ce qui déterminera des changements qualitatifs » (p. 285).

L’organisation sociale et locale

Il dépeint une organisation sociale assez complète et dresse même des perspectives : « En leur qualité d’autogestionnaires, les travailleurs libérés de la dictature du capital privé ou d’Etat, doivent participer à la gestion de leurs entreprises et à la répartition de l’excédent économique obtenu par leur travail associé ; participer à la prise de décisions de l’activité économique des entreprises autogérées ; définir la politique économique de l’entreprise de propriété sociale, afin que soit assuré, de façon continue, son progrès économique, technologique, culturel, social, éducatif et informatif ; les autogestionnaires doivent s’adresser aux organes de l’autogouvernement de l’entreprise avec des demandes justifiées auxquelles il y aura obligation de répondre en pratiquant la démocratie directe sans démarches bureaucratiques.(…) Les travailleurs de l’entreprise de propriété sociale autogérée doivent avoir accès aux décisions fondamentales : calcul des coûts de production ; prix ; plan de trésorerie ; informations périodiques ; accords et contrats de tous type ; décider des élections de candidats au conseil autogestionnaire ; voter le règlement des droits et des devoirs des travailleurs ; s’informer sur les dépenses et les recettes ; négocier des crédits ; se lier avec d’autres entreprises et organismes ; apprécier le solde des résultats économiques mensuels, trimestriels et annuels ; appréhender les plans économiques à court moyen et long terme » (p. 390).

Le Conseil ouvrier de l’entreprise autogestionnaire est « l’autopouvoir suprême de l’entreprise », élu démocratiquement, dont les membres sont révocables, élus pour une durée de deux ans, sans renouvellement avant deux années (p. 390). « Le conseil autocratique de la société anonyme capitaliste sera toujours remplacé par le Conseil Ouvrier Autogestionnaire de l’Entreprise ; et l’assemblée d’actionnaires, par l’assemblée de producteurs directs, élisant, par vote direct et secret, ses conseillers autogestionnaires, postes en rotation et renouvelables » (p. 316)

S’il est silencieux sur la question de l’autogouvernement municipal, il défend des conceptions intéressantes sur un thème actuel, la « relocalisation » : « Si les agriculteurs étaient regroupés dans des complexes agro-industriels autogérés, incluant la production de matières premières dans leur système, leur transformation en produits industrialisés et leur distribution sur le marché, associant ainsi le capital agricole, l’industriel, et le commercial, sans faux intermédiaires, la production arriverait sur le marché avec une différence la plus minime possible entre le coût de production et le prix de vente, pour bénéficier, avec des prix bas, à toute la société, comme le firent les collectivités anarchistes espagnoles dans leur marché socialiste libertaire durant la révolution espagnole »(p. 235). Les ressources locales sont valorisées : « Par exemple, dans des communautés autogestionnaires locales, régionalement intégrées, en accord avec l’environnement économique, écologique et démographique, peuvent être créés des complexes autogestionnaires constitués par l’intégration de l’agriculture, l’industrie agro-alimentaire et de transformation des matières premières (agricoles, animales, forestières, de pêche), en utilisant pour cela des sources d’énergie locale : biomasse, charbon minéral, végétal ou la tourbe, l’énergie solaire, éolienne, méthanisation ou l’alcool de la biomasse, afin d’avoir une entreprise autosuffisante ou, pour le moins, qui ne soit pas si dépendante pour ses matières premières et les sources d’énergie comme dans le cas de l’entreprise capitaliste mercantilisée, dépendant de la marchandise » (p. 121).

Autogestion et marché

Pour cet adversaire du fétichisme matérialiste marchand, des lois de coopération entre collectivités doivent se mettre en place, en même temps qu’un système de valeurs d’échange doit être établi. Il s’agirait de la valeur travail et de la valeur d’usage, par opposition à la valeur marchande qui intègre la plusvalue capitaliste : « Dans le socialisme autogestionnaire (avec démocratie directe dans les échelles de la commune, l’auto-gouvernement régional et le co-gouvernement fédéral) aucun groupe autogestionnaire de travail n’échangera le travail d’un an pour celui de six mois, mais une valeur d’usage contre une autre valeur d’usage de la même valeur-travail, de façon que l’échange ne produise pas d’injustice distributive, créant ainsi des classes parasitaires, des bureaucraties, et l’Etat, cher et mauvais. (…) Dans n’importe quel produit du travail humain — indépendamment du mode de production historique --- il y a une valeur d’échange et une valeur d’usage, mais une société autogestionnaire s’identifie à la valeur d’usage, débordant la valeur d’échange. Alors, pour que chacun apporte selon sa capacité et reçoive selon sa nécessité, formule de la distribution communiste, il doit y avoir au moins une certaine abondance de biens et de services, une morale de la consommation et une répartition équitable, indépendamment des capacités et des qualités du travail individuel pour qu’il y ait égalité économique entre les hommes, sans laquelle il n’y a pas de liberté » (p. 123). Les richesses produites devant être supérieures aux seuls besoins des entreprises, un capital social serait ainsi constitué et géré collectivement aux fins d’augmenter la productivité en libérant le travailleur de sa tâche, mais aussi pour permettre le développement et la recherche, l’éducation, les loisirs, la culture… L’objectif, à terme, est bien d’enclencher une « décroissance des prix » — grâce à une valeur d’échange stable et non spéculative ---, une « décroissance du temps de travail » — par l’amélioration technique du rendement financée par l’augmentation du "capital social ».

L’auteur anticapitaliste évoque le marché : « Avec le socialisme d’autogestion, la planification nationale est programmatique, indicative, laisse donc les décisions basiques aux entreprises autogestionnaires qui savent de quoi a besoin le marché socialiste, en quantité et en qualité, en prix compétitifs.(…) Le socialisme libertaire ne nécessite pas de planification centralisée, mais a besoin d’un socialisme de marché, de la compétition entre groupes collectifs de travail, de la démocratie directe dans les entreprises au moyen des conseils autogestionnaires. » (p. 135) Ce terme de marché, est employé ici sans ambiguités sur les intentions : « l’unique système socio-économique qui peut faire se réaliser la loi de la valeur-travail dans les échanges, au sein d’un marché socialiste (libre des mercantiles, des agitateurs monétaires et versatiles, libre de capitalistes qui consomment beaucoup et produisent peu), c’est l’économie autogestionnaire (dans les entreprises, les exploitations agro-industrielles, les services, les ateliers et les usines) et la démocratie directe (en politique) » (p. 201)

Les stratégies

Et A. Guillen saute le pas ; il envisage et argumente en faveur d’une compétition entre l’économie autogestionnaire et les économies capitalistes ou d’Etats ! Il développe son idée : « Une économie autogestionnaire doit être compétitive, dans le défi et imbattable sur le marché mondial ; mais pas seulement parce que ses protagonistes auto-organisés font des sacrifices économiques dans le sens de consommer peu et investir beaucoup, mais plutôt parce qu’ils se mettent à travailler tous utilement ; réduire la bureaucratie au minimum ; élever la force de travail productif au maximum ; abolir les classes parasites et investir immédiatement ses revenus, qui étaient improductifs, en investissements productifs ; et ne pas oublier que la recherche scientifique et l’éducation généralisée sont de grandes forces productives pour le développement de la société libertaire » (p. 261). Il réfute par là l’idée que la révolution sera simultanément mondiale, mais démontre aussi que si ce modèle de développement ne convainct pas, il n’y aura pas d’autres régions du monde gagnée à cette idée de l’abolition du capitalisme : « En conséquence, si le développement économique et le progrès technologique et culturel n’est pas meilleur avec une économie autogestionnaire qu’avec une économie bourgeoise ou bureaucratique, on sera dans le règne des idéologies, mais pas des réalités économiques. Mais si tout un peuple autogestionnaire travaille, recherche, consomme prudemment et investi beaucoup pour progresser plus, s’il désembourgeoise ou débureaucratise l’économie, il participera avantageusement au marché mondial et, à moyen ou long terme, il se placera à l’avant garde du progrès international, incarnant ainsi le rôle principal de l’histoire universelle (p. 261) ». Et l’économiste libertaire ne veut pas mentir ; il affirme que le développement autogestionnaire serait interrogé dans sa vocation même s’il ne permettait pas l’accès à un mode de vie enviable, en regard des autres économies de marché : « Que nous le voulions ou non, il faut être pour le développement dans le bon sens ; mais pas augmenter la production pour la production même ; (…) puisque l’humanité ne veut pas perdre de forces productives, le niveau de vie et le bien-être acquis, en changeant de régime » (p. 394).

En attendant, les questions stratégiques sont posées afin d’en venir à une économie autogestionnaire. Il affirme la complémentarité entre la pensée et l’action : « Ainsi donc, nous avons besoin d’une contreculture qui sorte le peuple de sa passivité d’animal (domestique) de consommation ; unir la pensée et l’action pour interpréter et transformer le monde en même temps ; car la pensée seule ne produit jamais aucun changement. Pour cela, à certains moments historiques, faire est meilleur que dire, en unissant la pensée et l’acte en une “praxis” cohérente ; c’est donc seulement ainsi que les travailleurs pourront transformer le capitalisme en socialisme libertaire (p. 134) ». Parallèlement, il préconise la constitution de « comités », libérés du contrôle des élites de partis ou syndicats institutionnalisés : « La stratégie de base consiste à rompre l’équilibre du système institutionnalisé tant par les bourgeoisies que par les bureaucraties, afin de provoquer la rupture violente, la lutte de classes conduisant à la Révolution (p. 341) ». Nous en sommes là, aujourd’hui.

S’il n’évite pas quelques travers lyriques, scientistes ou économicistes qu’il convient de prendre avec circonspection, Abraham Guillen nous a surtout légué une série de pensées et de prises de position dignes d’intérêt et qui peuvent enrichir nos propres réflexions sur le chemin vers l’autogestion libertaire. Il faut regretter que ce penseur de l’autogestion soit méconnu, et avec lui, son oeuvre.

Daniel
Du groupe Gard-Vaucluse de la Fédération anarchiste


Qui était Abraham Guillen ?

Cet économiste et écrivain espagnol est né le 9 mars 1913 dans une famille de paysans, à Corduente, près de Molina de Aragon, Espagne. Il devient le directeur de la publication de la Fédération Ibérique des Jeunesses Libertaires, et collaborera au journal CNT. En 1938, il est nommé Comissaire politique de la XIVème Division de l’armée républicaine, emmenée par l’anarchiste Cipriano Mera. Fait prisonnier par les franquistes à Alicante, il est condamné à mort, sa peine est commuée à vingt ans de prison. Il s’évade en 1942 et intègre le Comité national clandestin de la CNT mais est repris en 1943. Il s’évade de la prison madrilène de Carabanchel, passe en France en 1944 et gagne l’Argentine en 1948. Il sera journaliste pour plusieurs journaux de Buenos Aires, Lima et Montevideo. Il deviendra directeur de recherche économique de la Faculté de droit et de Sciences sociales de Buenos Aires et sera employé par l’ONU au Pérou. De retour en Espagne, il travaillera pour divers journaux comme Diario 16, et soutiendra par l’écrit et la parole le syndicat CNT et la Fondation libertaire Anselmo Lorenzo qui édita quelques uns de ses 50 ouvrages qui furent publiés dans au moins sept pays dont l’Allemagne et les Etats Unis.

[1« L’autogestion serait donc derrière nous, mais certaines des questions qu’elle a soulevé pourraient bien encore concerner notre présent. » In page 9 de Autogestion, la dernière utopie ?, éditions la Sorbonne, 2003.

[2Lire L’autogestion libertaire, éditions du Monde libertaire, 2006.

[3« …Les instruments de travail, tout comme la terre, seront propriétés de la communauté, ne pouvant être utilisés que par les travailleurs, et ceux-ci, groupés en associations industrielles et agricoles, seront rémunérés selon leur travail ». (Michel Bakounine, Programme de l’Alliance internationale de la Démocratie Socialiste.)

[4Si Daniel Guérin reste une référence, citons tout de même Georges Gurvitch et Jean Bancal dont les écrits ou les recherches sur l’autogestion libertaire sont très peu disponibles.

[5Il s’agit de « Economie autogestionnaire. Les bases du développement économique de la société libertaire », 504 pages, édité par la Fondation Anselmo Lorenzo — proche de la CNT. Ne sont livrées ici que les idées les plus significatives de l’auteur, la lecture du livre s’impose évidemment.


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