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Mobilisation lycéenne à Lyon

Le jeudi 22 octobre 1998.

D’abord parti de Rillieux et de Givors, deux communes de l’Est lyonnais, le mouvement lycéen s’est étendu en quelques jours à l’ensemble de l’agglomération. Un millier de manifestants à Lyon lundi 12, plus de 10 000 le lendemain pour exiger comme partout ailleurs plus de moyens, plus de profs (non précaires), une amélioration de la vie lycéenne.

Lors de la journée nationale d’action du jeudi 15 c’est au cri de « Lycéens en colère, y en a marre de la galère ! » qu’entre 15 000 et 20 000 lycéens ont manifesté dès 10 heures du matin de la place Bellecour à la place Jean-Macé. Dans les cortèges, on trouvait aussi bien des lycées de banlieue (Vénissieux, Rillieux, Décines) que des établissements des quartiers bourgeois de Lyon (Herriot, Le Parc) ou de villes de l’Ain. En même temps, de grosses manifestations avaient lieu dans la région (15 000 personnes à Grenoble, 5 000 à Saint-Étienne).

Dans l’après-midi, une délégation a rencontré le recteur qui jusqu’alors avait refusé de les recevoir en personne. Les lycéens n’ont pas été dupes des vagues promesses qu’il leur a données et se sont engagés à continuer jusqu’à l’obtention totale de leurs revendications. Cependant la poursuite du mouvement nécessite sans doute une meilleure transparence dans l’organisation. En effet si quelques lycées dont Albert-Camus à Rillieux ont adopté le principe d’assemblée générale souveraine avec mandatement de délégués pour participer aux assemblées inter-lycées, d’autres ont un fonctionnement plus aléatoire avec des délégués autoproclamés. Déjà, des « bureaucrates syndicaux ou politiques en herbe » monopolisent la parole, paradent en tête de cortège lors des manifestations et insistent sur le « caractère apolitique et a-syndical » de « leur » mouvement. Néanmoins, les lycéens les mieux organisés s’insurgent contre ces « leaders » sans la moindre légitimité et entendent bien continuer sur des bases beaucoup plus saines, loin aussi de toute coordination nationale dirigée par les futurs cadres du parti socialiste que sont les dirigeants de la FIDL et de l’UNL.

Romain et Stéphanie
groupe Durruti (Lyon)


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