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Les quatre de Valencia

Toujours en prison

Le jeudi 16 janvier 2003.

Le Monde libertaire s’était fait l’écho des conditions et motifs de l’incarcération de quatre militants libertaires de Valencia, arrêtés le 18 octobre à l’occasion de l’expulsion du Centre social Malas Pulgas de Valencia. Et si l’un d’entre eux a été libéré contre une caution, Ivan, Jordi et Pascual sont à la prison de Picassent, à Valencia. Ils « bénéficient » du régime d’isolement FIES 3 (bandes armées). Concrètement, ils se trouvent dans des cellules isolées, et n’ont pas droit aux ateliers, aux temps scolaires, ni à… la messe. Leurs conversations téléphoniques sont enregistrées ainsi que leurs entretiens au parloir, leurs visiteurs sont soumis à autorisation du directeur, le courrier est lu et peut mettre jusqu’à deux mois avant d’arriver à son destinataire.

À ce jour, les défenseurs ne peuvent réaliser correctement leur travail à cause du secret de l’instruction qui pèse sur les dossiers liés au terrorisme. Cette clause laisse les quatre jeunes gens sans défense juridique, et les avocats ne connaissent pas les « preuves » avancées qui restent entre les mains du juge Jorge Mesas. Mais, alors que les recours déposés par les avocats restent sans réponses, le juge a demandé à la police qu’elle produise plus d’éléments pour pouvoir maintenir l’accusation d’association illicite.

Pendant ce temps, les soutiens ne baissent pas les bras. Le 15 décembre, il y a eu une marche de la prison de Picassent jusqu’à Valencia ; le 21, 300 personnes ont occupé l’université de Valencia ; d’autres actions ont eu lieu ou sont prévues à Séville, Majorque, Madrid, Barcelone, Castellon, Valencia, etc.

De son côté, le syndicat CNT de Valencia, auquel appartiennent deux des inculpés, estime la mise en liberté d’un des quatre inculpés comme une preuve de la faiblesse de l’accusation. L’accusation de contacts avec le GRAPO ou avec Batasuna est pure invention puisque, tant idéologiquement que pratiquement, la distance est immense qui sépare les quatre libertaires de ces organisations. La CNT ajoute : « Nos compagnons n’ont pas commis d’autres délits que d’être impliqués dans différentes luttes, comme l’occupation de logements vides, la critique de la situation dans les prisons, l’activité syndicale, etc. Avoir des idées libertaires n’est pas un délit… »

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