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Lille

Sans-papiers

faible mobilisation
Le jeudi 4 décembre 1997.

Un collectif d’associations et d’organisations politiques ou syndicales s’était bien constitué autour de l’appel national (que nous n’avions pas rejoint en raison de ses graves insuffisances), mais les obstacles se sont multipliés. Ainsi, alors que ce collectif avait décidé d’appeler à une manifestation parisienne, peu avant le 22 novembre, l’Union départementale CGT, entre autres, décida quant à elle de ne pas soutenir cette initiative, pour des raisons que nous ignorons. Du coup ce collectif n’appelait plus qu’à un rassemblement à Lille le 21 au soir. Ce dernier ne rassembla qu’une cinquantaine de personnes, dont nous étions (avec notre propre mot d’ordre : « Ouverture des frontières et partage des richesses »). Le 22, la LDH seule put organiser un bus qui permit aux sans-papiers du Comité 59 de se rendre à la manifestation nationale. Le 20, les deux groupes lillois de la Fédération anarchiste, en collaboration avec l’UNEF, le comité des sans-papiers et une représentante du MRAP avaient organisé un débat à l’Université de lettres, sur le retrait de la loi Chevènement, l’abrogation des lois racistes et la régularisation globale des sans-papiers, qui rassembla une cinquantaine de personnes et tenta de lancer la mobilisation pour différents rendez-vous. Dont le mardi 25 novembre au soir, pour lequel le Comité des sans-papiers organisait un rassemblement contre la loi Debré, et surtout en soutien aux grévistes de la faim lillois.

Faible mobilisation également, puisqu’on n’y vit qu’une soixantaine de personnes. Un collectif d’étudiants devrait malgré tout voir le jour, en soutien aux sans-papiers mais également pour s’organiser contre les attaques fascistes qui se multiplient ces temps-ci sur la métropole lilloise (c’est à se demander d’ailleurs si celles-ci n’auraient pas une certaine responsabilité dans la montée de la violence urbaine dont la presse fait ses choux gras). Le 2 décembre, le comité devait organiser sa première manifestation sous le signe de la grève de la faim. Ils y espéraient, au seizième jour de grève, une mobilisation sensiblement plus forte.

Bertrand Dekoninck
groupe Humeurs Noires (Lille)





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